Un hombrew qui a tout des grands !

Du pur indé


Tout commence par un Kickstarter foiré en 2018, et relancé en 2019. Ce dernier recueille 44 835 € sur les 35 000 € demandés, réunissant 663 personnes. On est loin du gros succès, mais cela permet au moins au développement de continuer, le jeu étant en gestation depuis 2013, selon les trois français derrière le projet. Au passage, le studio Neofid est créé.

Le jeu sort 2021 sur Megadrive, aussi bien sous forme de ROM que de cartouche physique. Il est également disponible sur PC via Steam et Switch, mais ces deux versions sont des émulations de la version Megadrive.


Le jeu sort en 2021, soit avec une petite année de retard. Vu le genre de projet, c'est une prouesse !

Pour les amateurs de technologie, le jeu tient sur une cartouche de 120 mégas, un nouveau record, le précédent étant détenu par Paprium. Sauf que les gens de chez Neofid Studios ne l'ont pas crié partout, contrairement à Watermelon.

La réalisation est donc au niveau : c'est super chouette, avec des effets un peu partout, sans jamais tomber dans la démo technique. L'action est toujours parfaitement lisible.


Un chouette résultat


Vu comme ça, on se dit que Demons of Asteborg est un homebrew indépendant comme il y en a des centaines. Mais pas vraiment.

Il suffit d'y jouer pendant quelques minutes pour se rendre compte que le résultat fait très professionnel. Par exemple, le jeu est disponible en six langues, dont le français.

Le scénario est ultra-classique et pioche allègrement dans tout ce qui a fait les grands jeux des années 90.


Vous incarnez Gareth, un mage-guerrier dont la mère est décédée et qui a été élevé par un puissant guerrier qui l'a bien formé. Et cela ne sera pas de trop, car le monde d'Asteborg risque d'être à nouveau infesté de démons : une horde menée par Zadimus menace l'humanité. Vous partez donc à l'aventure, armé de votre épée et de vos sorts.

Le scénario se raconte peu à peu, ce qui est assez rare sur Megadrive. Cela donne à l'ensemble une patine très moderne.

Puzzle action plateformer


Une fois manette en main, la maniabilité est très bonne. Toutefois, il faut savoir mesurer nos sauts sous peine de tomber connement dans les trous. On n'est pas dans la rigidité des premiers Castlevania, mais on est loin également d'un Mario.


Après un saut, vous pouvez rebondir sur les murs, ou encore faire une roulade, qui vous sauvera la mise de nombreuses fois lors des combats.

Vous pouvez également frapper avec votre épée. Au gré du jeu, via les boutiques qui s'activent à chaque fin de niveau, vous pouvez acheter des évolutions.

Le troisième bouton de la manette de la Megadrive sert à lancer un sort.


Chaque niveau de Demons of Asteborg vous fait découvrir une magie différente, constituant un gimmick de gameplay exclusif à ce niveau. Car une fois terminé, vous perdez le pouvoir, pour en gagner un nouveau dans le niveau suivant. C'est un peu frustrant au début, mais on s'y fait, et cela donne au jeu un côté très varié qui fait grandement plaisir.

Le jeu compte une dizaine de niveaux et vous demandera bien cinq à six heures pour en voir le bout. C'est particulièrement excellent pour un jeu de ce genre !

Seulement voilà, c'est un jeu old school, et la difficulté s'en ressent. Dans les niveaux, c'est jouable. En revanche, les boss constituent des murs de difficulté qu'il va falloir apprendre à comprendre, car rentrer dans le tas ne sera jamais valorisé. Ce qui est navrant, c'est que ce sont surtout les premiers boss qui paraissent les plus balaises...

Le jeu propose un mode facile, mais même ce dernier reste ardu, surtout au niveau des boss, qui restent des putains de sacs à PV. Ce mode facile a le bon goût de supprimer les vies. Vous mourrez, vous revenez au précédent check points, ce qui facilite tout de même les choses !
Excellent !

Demons of Asteborg

Demons of Asteborg est un excellent jeu, qui na ps grand-chose à envier aux grands.

La note : 5/6 (Excellent !)