Chroniqué par Nicolas Gilles
Un jeu de carte qui n'est pas un deck building, juste quelque chose d'un peu... expérimental.Démerde-toi !
Le début de DruidWalker est plutôt rugueux : vous êtes balancé dans le jeu sans introduction, sans tutoriel, rien du tout. La seule chose que vous savez, c'est que vous incarnez un druide et que vous allez vous promener en forêt. Le jeu se présente sous forme de cartes, et raconte son histoire. On peut penser à un deck building, mais ce n'est pas ça. On peut penser à un jeu narratif à la Foretales, mais ce n'est pas sans non plus.
Visuellement, c'est marqué, et très joli. Tout est dessiné - ou plutôt peint - à la main. Cela donne à l'ensemble un cachet très reconnaissable. Tout cela est souligné par une musique zen qui termine une ambiance planante réussie.

Des cartes s'affichent et s'enchaînent. Sur la droite de l'écran, vous avez vos consommables, des queues de renard et des feuilles.
On apprend rapidement à lire les cartes : à gauche, c'est ce que l'on doit payer. À droite, c'est ce que l'on gagne. Au milieu figurent des accessoires ou autres éléments que vous pourrez acquérir au gré de votre aventure et qui s'afficheront sur la gauche de l'écran.
Par exemple, pour pénétrer dans un tronc, vous aurez besoin de lumière, et donc de la lanterne.

Sur la gauche de l'écran, vous avez donc des outils qui vous permettront, une fois débloqués, de progresser dans l'aventure. Vous aurez également des bois de cerfs très utiles, dont le nombre pourr décroitre en fonction de vos actions.
Un côté roguelite
Lorsque vous ne pouvez plus payer une carte, vous lancez un bivouac où vous pouvez échanger vos consommables contre d'autres.
Et là, vous recommencez le jeu à zéro, mais avec votre inventaire intact. Votre progression est indiquée au bas de l'écran quand vous êtes en bivouac.
On recommence donc souvent, d'autant que les cartes sont visiblement distribuées aléatoirement, la chance va donc peser dans chacune de vos aventures.
Chaque run ne dure que quelques dizaines de secondes, ou au mieux quelques minutes.
Court, mais expérimental
Pour arriver au bout de l'aventure, il ne faut qu'une ou deux heures. C'est court, mais on peut avoir envie de recommencer avec plaisir, DruidWalker ayant un petit côté zen pas désagréable pour un sou.
Le jeu est développé par Coldwild Game, un développeur indépendant situé à Riga, en Lettonie. On leur doit plein de petits jeux comme Luna's Fishing Garden ou encore Merchant of the Skies. Le jeu est disponible sur PC et Switch.






