Chroniqué par Nicolas Gilles
The Darkness revient pour rentrer dans le lard encore plus fort.Passage de témoin
The Darkness avait pas mal plu lors de sa sortie en 2007. Sauf que depuis, son développeur, Starbreeze, n'en avait pas grand-chose à carrer des aventures de notre anti-héros de l'obscurité. Ils travaillent alors à un Chroniques de Riddick, et surtout sur les jeux qui vont les faire sortir, eux, de l'ombre : Brothers A Tale of Two Sons et Dead By Daylight.
C'est donc un autre studio qui reprend la suite des aventures de Jackie Estacado : Digital Extremes. Le studio est spécialisé dans les jeux en vue subjective, avec pas mal de travail autour de titre du genre comme Unreal, Unreal Tournament ou encore Bioshock. Côté création, on leur doit également Dark Sector.

Scénario alternatif
Ce qui est bien quand on se base sur un comic, c'est que l'on peut faire un peu ce que l'on veut tant les scénaristes des comics eux-mêmes tordent leurs univers dans tous les sens.
Il ne faut donc pas voir dans The Darkness II une adaptation du comic d'origine, mais plutôt une aventure parallèle.
Bien des années ont passé depuis le premier épisode, et Jacky est passé à la tête d'une organisation mafieuse et vit maintenant tranquillement - oui on peut quand on est un parrain de la mafia visiblement - auprès de sa femme Jenny - oui, elle n'est plus serveuse dans un bar !.

Sauf qu'une tentative d'assassinat sur sa personne va retourner la table de sa vie et il va devoir à nouveau faire appel au Darkness pour nettoyer (salement) tout ça.
Pas de trace de Witchblade, quelques toutes petites références à l'Angélus. Donc si vous cherchez à creuser le lore de la Sainte Trinité, c'est-à-dire si vous avez lu les comics de The Witchblade, The Darkenss et The Angelus, vous n'aurez pas grand-chose.
Mais cela donne une bonne chose : on ne sait pas quoi s'attendre, et le résultat est fidèle à l'esprit de la série. Certainement moins noir, moins pessimiste, et un poil édulcoré. Et avec cet humour de merde des bestioles qui l'accompagnent !

FPS à double effet Kiss Cool
Concrètement, The Darkness II se présente comme un FPS qui va nous proposer deux types de gameplay.
Le premier est classique, avec des armes à feu. On peut même en avoir une dans chaque main histoire de vraiment se prendre pour un cow boy. Les gunfights sont nerveux, mais s'il n'y avait que cela, le jeu serait peut-être un poil trop classique.
La star du jeu, c'est bien entendu le Darkness, qui se présente ici comme des tentacules mortels qui se baladent autour de notre personnage. Attention toutefois, il faudra faire attention à l'ombre et la lumière, car le Darkness ne peut se montrer que dans l'ombre.

A la Slinter Cell, on va donc méthodiquement tirer sur les ampoules pour les éteindre. Mais contrairement à Sam Fisher, c'est pour rentrer dans le tas. Pas question d'infiltration ici, on ne fait pas dans la dentelle, mais plutôt dans les copieuses gerbes de sang, avec le petit côté sadique qui va bien.
C'est fun et ça fonctionne parfaitement bien, le côté attaque à distance ou au corps à corps donnant à l'ensemble un rythme soutenu qui correspond parfaitement à l'esprit de la licence.
Côté réalisation, on tranche avec le côté réaliste du précédent épisode en proposant un cell shading pas trop prononcé, donnant à l'ensemble un côté BD sans pour autant tomber dans le pastiche.

Il faut cinq à six heures pour en voir le bout, ce qui est assez court, mais au moins, il n'y a pas de temps morts.










