Un cinematic plateformer où il ne faut pas tout le temps tout noir, c'est déjà un bon début.

Premier jeu


Planet of Lana est le premier titre des Suédois de chez Wishfully Studios, un studio créé en 2019 et dont ce premier jeu a été annoncé assez tôt, en 2021. Il a régulièrement fait des petites apparitions plutôt remarquées, car sa réalisation et surtout sa direction artistique sont léchées au possible.

Planet of Lana sort en 2023 sur PC et Xbox, et l'année suivante sur PS4, PS5 et Switch.


Visuellement lumineux


Les premières minutes de jeu sont paradisiaques : vous incarnez une petite fille, Lana, dans ce qui semble être un petit village de pêcheurs ensoleillé.

Et ça change par rapport aux ténors du genre : Limbo ou Inside, et même Little Nightmares où tout est noir, craspec et sombre.

On va se balader un peu dans la forêt à la suite de notre copine, Ilo. Je ne suis pas sûr de l'orthographe, car comme dans tout cinematic plateformer, Planet of Lana est avare de mots et de textes, toute la narration se faisant par l'environnement.


On entend Lana parler régulièrement, mais c'est surtout pour appeler Ilo, ce qui donne une vraie personnalité à l'ensemble, et surtout un attachement, comme dans le film Wall-E de Disney.

Et rapidement, survient l'impensable : une invasion extraterrestre qui emprisonne tous les humains. Seule Lana semble s'en être sortie. Elle va donc partir à la recherche d'Ilo.

Sur le chemin, elle va croiser Milo, une sorte de petit chat doté d'étranges pouvoirs.


Entre puzzle, contemplation et die and retry


Le gameplay de Planet of Lana est très classique. On évolue en vue de profil, le plus souvent en tâchant d'aller le plus vers la droite possible.

Et pour progresser, on va se retrouver face à des puzzles environnementaux qu'il va falloir solutionner. Tantôt avec Milo, tantôt en actionnant différents interrupteurs et autres commutateurs issus de la technologie alien.

On a également des phases de cache-cache avec les robots adverses qui vous bousillent dès qu'ils vous voient. Il faudra donc progresser très prudemment.


Heureusement, les check points sont très rapprochés. Ce qui prime dans Planet of Lana, c'est le ressenti, pas le challenge. Les puzzles sont donc à l'image de la difficulté générale du titre : très accessibles. On est loin du die and retry à la con d'un Little Nightmares II.

De plus, le scénario n'est absolument pas cryptique : on comprend ce qu'il se passe, et la fin vient bien clôturer l'aventure. Le tout sans paroles, car Lana, pour le peu de phrases qu'elle prononce, ne parle pas notre langue.

Rapidement, on s'attache à cette petite fille et à ce petit chat. Cela engendre des scènes super touchantes. Tout ce que l'on attend d'un jeu du genre.


Il m'a fallu environ cinq heures pour en voir le bout, et c'est une fois de plus un très bon rythme.





Excellent !

Planet of Lana

Planet of Lana est un très bon cinematic plateformer. À défaut d'être original, il est super beau, onirique et parfois même très touchant.

La note : 5/6 (Excellent !)