Chroniqué par Nicolas Gilles
Une ambiance toujours aussi excellente, et un gameplay encore plus casse-couilles.La suite, la suite !
En 2019, après avoir œuvré sur différents épisodes de Little Big Planet, le studio Tarsier vole de ses propres ailes en proposant un titre qui comporte également le mot "little", mais qui change radicalement l'univers mis en place : Little Nightmares.
Un cinematic plateformer à l'univers sombre et torturé et au scénario pas clair. Un résultat qui sait s'inspirer des jeux de Playdead, les modèles Limbo et Inside.

Ce nouvel épisode reste sur la droite lignée du précédent. Little Nightmares II sort en 2021 sur tout ce qui se fait à cette période : PC, PS4, Xbox et Switch.
Une ambiance géniale
Dès le début de l'aventure, on retrouve ses marques : on déplace un petit gamin dans une ambiance sombre et hostile, dans un univers que l'on comprend mal.
Qu'est-ce que l'on fout ici ? Et même, qui on est au juste ? Autant de questions qui n'avaient pas trouvé de réponse dans le premier épisode, et qui n'en trouveront pas plus ici.

Little Nightmares II ne propose pas une histoire à suivre, mais une aventure à vivre, même si on ne comprend pas bien le pourquoi du comment.
Ce que l'on retient, c'est une ambiance que l'on n'est pas près d'oublier. Surtout, ce sont des personnages incroyablement torturés, à l'image de cette institutrice au cou extensible qui va vous pourrir la vie tout au long du deuxième niveau. Dantesque. et particulièrement marquant.
La direction artistique, avec ses cadrages et ses jeux de lumières, reste l'énorme point fort de la série.

Un gameplay douteux
Ce qui est beaucoup moins réussi à mes yeux, c'est le gameplay. Et c'est quand même con pour un jeu qui fait déjà une croix sur son histoire.
Little Nightmares II propose deux types de gameplay : du die and retry à la con (pléonasme ?) et de la réflexion basée sur la physique pas forcément super bien branlée.
Côté die and retry, c'est bête et méchant, mais pas super difficile. Juste casse-couille. Et finalement, pour la partie réflexion, c'est un peu la même chose : gonflant. Je me suis régulièrement retrouvé bloqué tout simplement parce que je ne m'étais pas placé exactement où il faut pour faire tomber cette putain de plaque ou récupérer ce putain de fusible.

L'aventure reste assez courte, avec environ sept à huit heures pour en voir le bout, mais je me suis fait de toutes petites cessions tant le gameplay finissait par m'insupporter. Dommage pour l'ambiance et l'immersion.











