Chroniqué par Nicolas Gilles
Le Japan Studio de Sony, c'est un peu la bouffée d'air frais de la PSP. Sachant apporter des jeux très originaux, tant graphiquement qu'au niveau du gameplay, les développeurs nous on déjà doté des excellents Patapon et Loco Roco.Encore une fois, c'est un jeu atypique qui nous occupe ici. Les amateurs d'art connaissent certainement MC Escher, un hollandais dont les peintures se basaient sur la perspective, et plus particulièrement sur l'oeil qui la fausse par moment, créant des effets particulièrement horribles pour le cerveau de celui qui s'y penche un peu trop. Vous vous souvenez des escaliers sans fin ? Eh bien c'était lui...
Dans Echochrome, tout repose sur cette perspective, qui se base sur cinq règles clairement expliquées en début de partie. Pour résumer : si vous ne voyez pas, cela n'existe pas. Ainsi, si vous déplacez la vue pour qu'un pilier viennent se mettre devant un trou et ainsi le cacher, votre personnage pourra passer sans problème... Et ainsi de suite ! C'est simple, mais cela donne lieu à des séances de réflexion intenses.
La représentation graphique est volontairement très dépouillée. C'est simple : on n'a que du noir et du blanc. Cela permet une excellente lisibilité, même sur l'écran relativement réduit de la PSP. Par contre, l'utilisation du stick est parfois fastidieuse, d'autant que certains "calages" sont très précis et ne souffrent pas d'approximation. C'est d'ailleurs le principal point noir du jeu : on aurait préféré une plus grande permissivité dans les déplacements.

Echochrome, un joli casse-tête pour la PSP.
On dispose de plusieurs modes de jeu. Dans le normal, vous devez déplacer votre personnage à un endroit donné, sur l'ombre d'un autre personnage. Le temps est chronométré, ce qui est parfois assez irritant pour ceux qui se foutent du score (et donc du temps) et préfèrent se focaliser sur la résolution d'énigmes.
La maniabilité est très simple : à vide, votre personnage avance en marchant. En restant appuyé sur la croix il courre, et en appuyant sur triangle il s'arrête, vous permettant de réfléchir et caler le décor grâce au stick analogique ou à la croix directionnelle.
Outre ce mode Solo, un mode Pair vous oblige à faire se déplacer votre personnage sur plusieurs ombres avant de terminer le niveau. Enfin, le mode Autres inclus un côté Lode Runner au titre. En effet, des vilains petits personnages vont venir vous chercher des noises. Autant dire que ce mode est très propice aux crises de nerfs.
Le côté sonore est lui aussi atypique, puisque nous n'avons ici que de la musique classique jouée par des instruments à cordes. Cela devient vite lourd, mais pas autant que la voix française totalement niaise. Et puisqu'on est dans les choses négatives, on peut aussi se demander pourquoi avoir fait une pochette aussi pourrie, pleine de couleurs alors que le jeu n'en a pas une seule. Pour toucher le grand public (les fameux casuals gamers), très certainement.






