Marquant un clair changement dans la lignée des Final Fantasy, ce quatrième épisode fait entrer la série dans le cercle très fermé des RPG incontournables.

Déjà, il convient de faire la part des choses. Final Fantasy IV est sorti sous ce nom au Japon. Il sort un peu plus tard aux Etats-Unis sous le nom de Final Fantasy II, tout simplement parce que seul le premier était sorti sur NES dans ce pays.
Côté Europe, bien entendu, on pouvait toujours se brosser, et il faudra attendre quelques années pour le voir adapté sur Playstation dans la compilation Final Fantasy IV et V (en anglais) et le voir enfin traduit en Français dans la version Game Boy Advance en 2006.
La version Super Nintendo américaine a été quelque peu remaniée, avec principalement un niveau de difficulté plus faible et quelques sorts en moins (pour simplifier le tout et le rendre plus accessible).
Enfin, une version nommée Final Fantasy IV Easytype est sortie au Japon, un peu avant la version américaine. Cette dernière est encore plus facile, et ce n'était pas un luxe tant le jeu d'origine est corsé.

Alors que les Final Fantasy étaient jusque là réservés aux fans hardcore de RPG, Final Fantasy IV marque un grand changement. En effet, il apporte enfin un scénario digne de ce nom. Bourré de rebondissements en tout genre, il constitue un incontournable du genre.
Vous incarnez Cécil, un chevalier noir du Royaume de Baron qui oeuvre au service de son roi. A la tête des Red Wings, vous dénicherez divers cristeaux que le Roi désire plus que tout. Après avoir mis à sac un village pour récupérer le Crystal de l'Eau, vous vous poserez un paquet de questions sur les motivations du roi, qui vous traitera comme un traître lors de votre retour. Avec l'aide de Kain, votre ami d'enfance, vous serez assigné à une autre mission : apporter un paquet au village de Myst... Ce paquet se révèlera être une arme qui détruira le village. Dans ces cendres, vous sauverez la petite Rydia dont vous avez tué les parents malgré vous. C'est le déclic : votre Roi fait n'importe quoi, il faut le stopper !

Final Fantasy II aux US est en réalité le Final Fantasy IV japonais.
Final Fantasy II aux US est en réalité le Final Fantasy IV japonais.

C'est le début d'une aventure très dense en informations. Les gens de chez Squaresoft ont réussi la prouesse de proposer un scénario aussi fort et des personnages aussi denses sans jamais submerger le joueur avec des tonnes de texte.
Chaque personnage dispose d'une personnalité qui lui est propre, et malgré les graphismes simplistes - la Super Nintendo est capable de faire bien mieux - les idées et surtout les sentiments passent. L'histoire est particulièrement épique, entre Edward, le roi de Damcyan qui par couardise se fait passer pour un barde ou Yang, le moine combattant, chaque personnage aura ses propres buts, son passé clairement défini et ses démons intimes. Sans parler de Cécil, héros principal qui devra faire face à son ami d'enfance qui reste fidèle à son Roi ou Rosa, sa petite amie qui aura bien du mal à le suivre dans ses pérégrinations.

Côté combats, c'est bien entendu au tour par tour et aléatoire. L'Active Time Battle (ATB) fait son apparition. Depuis bien connu des rôlistes, ce système modifie quelque peu le tour par tour. Chaque personnage de l'équipe dispose d'une barre qui se charge plus ou moins vite ; lorsqu'elle est pleine, c'est à son tour de jouer. Cela rend les combats extrêmement dynamiques, si bien que l'on ne s'y ennui jamais.
Et il vaut mieux, car le jeu demande énormément de leveling. C'est bien simple, on passe presque le plus clair de son temps à ça.
Autrement, on trouve également des incantations, mais dans une forme assez limitée (seule Rydia peut les effectuer, pour un rendu graphique plutôt limité). Les boss sont également assez simplistes, mais au final, cela ne fait que favoriser l'imagination du joueur.


Essayez-le, c'est inoubliable !
Essayez-le, c'est inoubliable !

culte, indispensable !

Final Fantasy IV

Final Fantasy IV est une petite merveille. Premier RPG à proposer un scénario aussi riche et épique, il constitue pour beaucoup l'un des meilleurs épisodes de la série.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)