De la dark fantasy bien sombre, et un système de combat bien pensé.

One person game


Ah, le mythe du jeu vidéo développé par une seule personne. Un rêve pour certains, une réalité pour quelques autres. C'est le cas d'Igor Sandman, un artiste belge dont Guild of Darksteel est le premier jeu.

Il sort sur PC et Nintendo Switch en 2021, édité par Digerati.


Dark Fantasy et gros pixels


Le monde mis en place par Guild of Darksteel est plutôt déprimant. Un Moyen Âge sombre et violent, où vous incarnez un combattant dont on ne connait pas le nom. C'est un immortel, faisant partie de la guide de Darksteel (l'acier obscur). Une vie éternelle conférée par l'armure qu'ils portent, faite d'un acier incroyable nommé Darksteel.

La réalisation est old school au possible. C'est rugueux, et ça colle parfaitement à l'ambiance du titre. La bande son renforce le côté gothique et fini en beauté ce ressenti crasseux.

Vous arrivez dans une ville et trouvez votre guilde. Vous allez alors répondre aux quêtes qu'ils vous donnent.


Le jeu est assez verbeux, entièrement en anglais. Peu à peu, vous allez vous enfoncer plus profondément sous la ville où des voleurs ont élu domicile. Mais il n'y a pas que des voleurs, loin de là, et c'est tout le principe du jeu.

Combat technique


Guild of Darksteel ne fait pas que déblatérer un scénario un peu obscur. Il nous fait jouer de l'acier à grands coups d'épée.

Le principe est bien pensé et très efficace. Deux boutons pour donner des coups d'épée, un bouton pour parer. Classique ? Pas vraiment, car vous pouvez entrer jusqu'à quatre boutons pour lancer une attaque. Forcément, vous allez apprendre peu à peu de nouvelles attaques. Grâce aux cristaux laissés par certains adversaires vaincus, vous pourrez augmenter la capacité de vos attaques.


Le jeu se base sur un système de sauvegarde. Et là, ça a commencé à m'emmerder. Je progresse, je me prends des tôles parce que je n'arrive pas à bien saisir quand ces putains de chauve-souris vont lancer leur attaque. Du coup je me fais piler ma barre de vie et je peine à progresser dans les sous-terrains... pour finalement revenir en ville quand je suis mort. Oui, on est immortel, mais on meurt tout de même, pour se retrouver au point de sauvegarde précédent.

Un point de sauvegarde qui se trouve souvent assez loin de notre point de mort... Et des adversaires qui sont généralement revenus quand on redescend dans la grotte. Merde, ce n'est pas ultra motivant, même pour un jeu qui demande trois à quatre heures pour en voir le bout. Un côté soul-like qui ne me convient absolument pas, mais ce n'est qu'une question de goût.

L'aventure est assez linéaire. Au départ, on pourrait penser à un côté metroidvania, mais il n'en est rien. On progresse comme le jeu nous le dicte, même s'il faut régulièrement faire des allez-retours, notamment à la guide, histoire de débloquer la "mission" suivante.


Guild of Darksteel sur Steam Deck


Il n'y a pas de mention de compatibilité avec la console de Valve. Mais vous pouvez y aller, il fonctionne parfaitement, sans besoin de bidouiller dans les options. En revanche, la police d'écriture est franchement peu lisible, alors qu'elle est tout de même un poil plus agréable sur un grand écran.







Sympathique

Guild of Darksteel

Guild of Darksteel est sympathique, mais il manque un peu de polish pour réellement accrocher.

La note : 3/6 (Sympathique)