Troisième épisode de la première saison de The Dark Pictures Anthology. On monte encore d'un cran.

Saison 1 Episode 3


Le studio Supermassive Games s'est fait remarquer pour Until Dawn, un slasher narratif particulièrement réussi, posant les bases de ce que l'on pourrait appeler le jeu horrifique narratif.

À l'instar des jeux de David Cage (Fahrenheit, Heavy Rain), le principe est de proposer une histoire à embranchements, où chaque choix influence l'évolution du scénario.


The Dark Picture Anthology propose un principe propre à celui d'une série télé : les épisodes sont regroupés en saisons. De plus, ils n'ont aucun lien les uns avec les autres.

Le premier épisode, Mad of Medan, nous plaçait au milieu d'un groupe parti faire de la plongée, tombant sur un vaisseau fantôme ; Little Hope nous balançait dans une bourgade américaine bien sombre, avec un résultat lorgnant sur Silent Hill version campagne.

Cette fois, on incarne des soldats dans le désert arabe.


Même recette, affinée


Une fois de plus, on apprécie le changement radical d'ambiance. Chaque épisode propose quelque chose de très différent au niveau de l'univers et du scénario. En revanche, niveau gameplay, cela reste immuable : des QTE, des choix, et de l'exploration.

Dans House of Ashes, les choses sont moins claires que dans les deux précédents épisodes. Le groupe de personnages est plus flou, puisqu'on joue tour à tour des soldats américains et des soldats irakiens.

Cela améliore le sentiment en jeu : le but reste donc de sauver un maximum de personnes, mais visiblement certaines morts sont obligatoires. La frustration d'avoir fait le mauvais choix est donc ici atténuée dans le sens où l'on se dit que c'était peut-être impossible à éviter... tout du moins pour certains personnages.


Car rapidement, certains protagonistes émergent du lot. Je ne rentre pas dans les détails car cela fait partie du plaisir de jeu, mais sur le papier, évoquer un tel sujet est carrément casse-gueule. Pourtant, le jeu ne singe jamais son sujet et sait rester fin.

Un gros trou


Rapidement, en cherchant une plaque irakienne, vous allez tomber dans un trou, et un gros : avec des ruines très anciennes... et des trucs beaucoup moins reluisants.

Et encore une fois, il faudra fouiller. D'une part pour arriver à en sortir vivants, mais également pour tenter de comprendre ce qui a bien pu se passer.


Au départ, le pitch de jouer des soldats ne me bottait pas particulièrement, pourtant, j'ai adoré suivre cette aventure, avec des phases d'action (même si ce ne sont que des QTE) particulièrement haletantes.

L'aventure est toujours assez ramassée dans le temps. Comptez six à huit heures pour en voir le bout.





Excellent !

House of Ashes

House of Ashes continue l'exploration de SUpermassive Game, avec un excellent opus, palpitant de bout en bout.

La note : 5/6 (Excellent !)