Chroniqué par Nicolas Gilles
Imaginez un Lemmings en version pas maniable du tout. Vous aimez les crises de nerfs ?En fait non
La première fois que l'on essaie Marsupilami, on se prend un mur. Ou plutôt un cercle de flammes.
Tout commence par un jeu de plateformes plutôt joli visuellement, bien qu'un peu triste dans ses choix de couleurs, surtout pour la série dont le jeu est adapté.

On attrape des fruits, on avance vers la droite, on récupère des items qui semblent inutiles, et on arrive à la fin du niveau, qui se matérialise pas un rond de flammes (oui le jeu se déroule dans le monde du cirque). On essaie de passer à travers, mais que dalle. On dose le saut, que dalle. On saute par-dessus, on y arrive, mais rien ne se passe. Le crétin juste à côté nous fait toujours signe d'aller vers la droite.
En réalité, Marsupilami n'est pas un jeu de plateformes, mais un jeu à la Lemmings, où votre bestiole jaune à poids noirs doit utiliser sa queue à rallonge pour faire progresser l'éléphant qui fait des allers-retours au début du niveau.
Aller, on recommence.

Lemmings en version impossible
Cette fois, on réalise que le premier item que l'on prend, l'escalier, permet de faire monter l'éléphant sur les caisses, afin de lui permettre de progresser vers la fin du niveau.
Cool ! Sauf que non. Car ce conard fait marche arrière dès qu'il se heurte à un obstacle. On découvre alors que l'on peut poser les fruits que l'on choppe un peu partout. Il se pose alors le temps de le manger, nous laissant le temps que se placer pour offrir le prochain escalier. Mais cette sous-merde demande de placer le fruit très précisément sous peine de le voir passer par-dessus sans le voir.
Mais c'est quoi ce jeu ?!?

On persiste. On découvre un autre item qui permet de le faire courir. Puis sauter sur un truc. À chaque fois, c'est la galère.
Finalement, on arrive à un bac d'eau qui lui permet d'éteindre le cercle de feu de de déclencher enfin la fin du niveau.
Et ça, ce n'est que le putain de premier niveau. Car tous les suivants continuent de vous imposer de faire progresser cet abruti d'éléphant.
Le calvaire continue un sacré paquet de fois par la suite, variant les plaisirs, vous mettant à peu près dans le même état qu'à la fin d'un épisode de Princesse Sarah. Une seule question vous brûle les lèvres tandis que vous observez vos mains tremblantes de vos yeux injectés de sang : POURQUOI ?
Marsupilami va vous demander d'avoir des nerfs en acier trempé. Car vous allez hurler devant la console, vous allez balancer cette manette. Vous allez vous éviscérer ces #*ù@ de développeurs. Et plus généralement, vous ne voudrez plus JAMAIS entre parler d'éléphants.






