Une console de légende. On se souvient avec émotion du légendaire ‘’lâche ma GT’’, lancé par le non moins légendaire PhilDub lors d’une émission Temps X sur Game One… Pour beaucoup considérée comme la Rolls des portable, cette petite console de chez Nec ne semble pas sentir le poids du temps.
Le PC Engine GT sort au Japon durant l’année 1990. La PC-Engine, et ses suivantes les CoreGrafx 1 et 2, étaient les plus petites consoles de salon qui existent. Nec a donc encore réduit la chose en lui intégrant un écran à matrice active de grande qualité, pour en faire une portable à part entière. Sa taille est peut-être un poil trop petite, mais quelle classe ! Encore de nos jour, l’écran est d’une qualité incroyable. De par sa taille, la machine est plus grande qu’une Game Boy, sortie un an plus tôt, principalement au niveau de l’épaisseur.
Et les jeux ? Dès sa sortie, la console bénéficiait de centaines de titres, tout simplement car les cartouches ne sont autres que les HuCard des PC Engine de salon ! Le seul inconvénient vient du fait que la console est zonée, et qu’il n’est donc possible que de faire tourner des jeux japonais sur la console. Les consoles Nec n’étant pas sorties officiellement en Europe, l’autre format Nec est américain, il faudra alors utiliser une Nec Turbo Express - la réplique exacte de la GT - pour jouer aux jeux US. Néanmoins, et comme les autres machines de la marque, elle se sera peu vendue aux Etats-Unis.
Alors, une ludothèque géniale, un écran de bonne qualité (bien qu’un peu petit, mais ne faisons pas la fine bouche), pourquoi cette machine n’est pas aussi répandue qu’elle le devrait ? Tout simplement à cause de l’autonomie, de trois ou quatre petites heures pour six piles LR6, et d’un prix élevé pour ce genre de chose. Bien heureusement, au niveau de l’alimentation, il est possible d’utiliser un adaptateur secteur. Ce dernier utilise du 7 Volts, mais un adaptateur universel (régulé de préférence) réglé à la bonne polarité en 6 Volts va tout à fait pour jouer tranquillement dans son fauteuil préféré.
Il faut savoir aussi que les années 90 voyant le début de l’explosion des jeux vidéo en Europe, Nec n’aura jamais commercialisé de consoles par chez nous. Le marché n’était pas assez fructueux à leurs yeux certainement.

Au niveau des accessoires, on trouve principalement un tuner permettant de recevoir les chaînes de télévision au format NTSC. Mais avec notre foutu format Secam, cet accessoire nous sert autant qu’une brosse à dent au bout d’une ficelle.

Une console mythique, très recherchée par les collectionneurs, mais finalement assez facile à trouver quand on est prêt à y mettre le prix. Néanmoins, avant l’achat d’une telle machine, vérifiez bien deux points :
- Si l’écran n’a pas de pixels de mort. En effet, ce dernier est de très bonne qualité, mais sa matrice active ressent parfois durement le poids des années. Jusqu’à deux ou trois pixels de morts, c’est utilisable, mais ensuite cela gêne grandement la vue lors du jeu.
- Le deuxième point concerne le son. En effet, il se fatigue très facilement, et le petit haut-parleur, qui était jusque là habitué à rendre un son de qualité très correct pour sa petite taille, ne fonctionne plus, ou à très faible niveau. Généralement le casque fonctionne encore, ce qui permet de contourner facilement la panne.
Une fois ces deux points vus, vous avez peu de chances pour avoir une console qui déconne. Reste à vous trouver quelques perles comme Outrun, R-Type ou encore tout plein de shoot’em up tous plus sympathiques les uns que les autres !

Nec PC-Engine GT côté technique

Microprocesseur : deux Hu6280 à 7 MHz (clones du MOS 6502), des 8bit, le proc graphique étant un 16bits.
Mémoire vive : 64 Ko
Vidéo : LCD couleur à matrice active 2.6 pouces, 256x212 et 320x212 points en 64 couleurs parmi 512
Son : 6 voies en stéréo
Prix d'origine : 2 500 F