A peine un an après la première DS, Nintendo nous propose une nouvelle version au look assez différent. Mais pourquoi sortir une telle version aussi peu de temps après ? Ce n'est certainement pas à parce que la nouvelle petite portable n'a pas trouvé preneur, bien au contraire : la semaine de la sortie française de la DS Lite, Big N annonce fièrement que rien que dans l'hexagone, son produit s'est écoulé à un million d'exemplaires ! Dans le reste du monde, ce chiffre explose à presque quinze millions (14,4 pour être exact).
Un excellent point pour Nintendo qui présentait sa console comme une alternative à la Game Boy, et non comme une remplaçante. M. Yamauchi, l'ancien président de la firme alors au sein du conseil d'administration l'avait parié, en affirmant qu'il quitterait Nintendo si la console ne faisait pas un carton.

La DS de Nintendo enfin jolie !
Alors pourquoi sortir une nouvelle version de la console alors que l'ancienne, déclinée en plusieurs coloris, se vend pourtant très bien ? On ne peut nier que c'est pour booster à nouveau les ventes et contrer la PSP de Sony, mais on peut aussi supputer très fortement que le design de la première était tellement naze que depuis la sortie de cette première version on bûchait d'arrache pied pour cette édition définitive.
Et à ce niveau, on peut dire qu'autant la version précédente – surtout dans sa couleur grise originale – faisait kitch et toc, autant la nouvelle fait vraiment classe. Et face à la PSP qui en terme de design est une petite merveille, les designers de Nintendo avaient du pain sur la planche.
Le look final se décline en trois coloris : noir, bleu foncé et blanc, cette dernière couleur étant la plus médiatique. D'ailleurs le match PSP / DS bat alors son plein puisqu'en même temps que la sortie française de la DS, la PSP White, tout aussi classieuse, fait son apparition.
La DS Lite sort le 2 mars au japon pour la somme de 16 800 yens (soit environ 120 euros). C'est un peu plus que la première version qui valait environ 15 euros de moins.
Son arrivée sur le sol américain se fait le 11 juin 2006 pour 149 dollars. Les ventes explosent directement, avec 136 500 exemplaires vendus en deux jours (soit 12% de plus que pour la GBA SP lors de sa sortie).

La boîte, toute aussi agréable à l'oeil.
La forme n'est pas trop différente : on est plus dans une logique rectangulaire, avec des bords plus arrondis. Elle fait énormément penser aux designs qu'Apple nous propose sur ces iMac. Pour rendre cette touche si particulière, le plastique blanc mat que l'on voit à l'intérieur est recouvert d'une fine couche de plastique transparent brillant à l'extérieur. Le tout est du plus bel effet. Elle est un peu plus légère (officiellement de 20%), un peu plus petite et surtout moins épaisse.
Le stylet se trouve maintenant sur le côté droit. Ce n'est qu'un détail, mais c'est tout de même bien pratique. Il a été un peu allongé et tient mieux dans la main. Juste à côté se trouve l'interrupteur qui n'est du coup plus au dessus de la croix directionnelle. Cette dernière change beaucoup. C'est toujours une simple croix (pas d'apparition d'un stick analogique, mais ce n'est pas un scoop), mais dont le maniement est très différent de la précédente et de celle d'une Game Boy Advance SP. Même chose pour les boutons. La maniabilité n'est pas vraiment améliorée, elle est juste un peu différente. Globalement, lorsqu'on la tient en main, l'ergonomie est un peu plus agréable : les doigts se posent naturellement sur les gâchettes et les différents boutons.
Le micro se retrouve entre les deux écrans, ce qui est une place plus logique. Les écrans, quant à eux, sont la principale innovation de cette nouvelle mouture. La première DS n'avait que deux niveaux d'éclairage : allumé ou éteint. La Lite en a maintenant quatre, et le niveau de la première DS correspond au premier degré d'éclairage de la Lite, c'est dire si la différence de luminosité est impressionnante ! C'est simple, les blancs de l'ancienne paraissent maintenant gris. La résolution est aussi plus fine, permettant un confort visuel accru.
Du côté des ports cartouches, il est toujours possible de jouer aux jeux GBA. Comme cela n'arrive en général pas très souvent, un petit cache permet d'avoir une console à l'allure bien plus finie. Par contre, comme elle est plus petite, les cartouches dépassent.
Toujours à cause de la taille un peu réduite de la bête, l'adaptateur secteur est encore différent. C'est aussi différent de la Game Boy Micro. Du coup, actuellement, toutes les consoles portables de Nintendo disposent d'adaptateurs différents, ce qui est vraiment dommage. Par contre, chose très appréciable, c'est que le temps de chargement de la console est plus court. L'autonomie, suivant le réglage de l'écran, peut aller jusqu'à neuf heures.

Les quelques notices fournies.
Encore une fois, Nintendo n'a pas loupé son coup. Si la sortie de la première DS avait suscité bien des interrogations, la Lite marque définitivement la victoire de cette console aux jeux si originaux et funs.

Comparaison avec l'ancienne version.

La même chose ouverte, question luminosité ya pas photo...
