Il est sorti sur presque tous les supports. Voyons voir ce qu'il vaut sur la 16 bits de Sega.

De l'arcade à... partout


Paperboy est sorti en 1984 en arcade, et les années suivantes, il a pullulé sur pratiquement tous les supports existants, qu'il s'agisse de micros (Commodore 64, Spectrum, CPC, Amiga, Atari ST, etc.) que sur consoles (Nes, Master System, Super Nintendo, Megadrive), quasiment tous les supports ont subi une adaptation.

Tant d'adaptations d'un jeu plutôt moyen lui ont donné une réputation de bouse infâme qui a infesté à peu près tout ce qui peut se jouer avec un clavier ou une manette... mais j'avoue que j'ai un faible pour ce jeu.


Paperboy sur Megadrive


Vous incarnez donc un livreur de journaux sur son vélo, le truc bien typique de l'Amérique des années 80.

De votre petit vélo, vous allez donc devoir lancer les journaux. Mais pas n'importe comment : uniquement sur les maisons qui sont abonnées ! Et pas en cassant les fenêtres, en l'envoyant devant la porte d'entrée ou directement dans la boite au lettre (pour un chouette bonus). Cela s'affiche au début de chaque niveau, mais très rapidement. Pas de panique, le principe est simple : s'il y a une boite aux lettres, c'est que la personne est abonnée. Pas logique ? On s'en fout !

Et si vous avez l'âme belliqueuse, vous pouvez casser des trucs chez ceux qui ne sont pas abonnés, cela vous donnera quelques points supplémentaires.


Le truc, c'est que ça ne va pas être de la tarte : entre les chiens qui vous coursent, les mecs bourrés qui ne marchent pas droit, les petits cons sur leur vélo ou jouant à leur voiture téléguidée, il y a de quoi vous faire tomber des centaines de fois.

Redondant et injuste, la marque de fabrique de Paperboy


La difficulté est totalement injuste. On sent bien le jeu d'arcade des années 80.

Chaque niveau est séparé en trois parties : deux passages de la ville séparés par une route, puis on se détend en faisant du cross sur la dernière partie, histoire de marquer des points bonus. Encore une fois, ça ne rime à rien ? On s'en fout, c'est un jeu d'arcade des années 80 !


On joue chaque jour de la semaine, du lundi au dimanche. À chaque maison abonnée que l'on rate, son propriétaire se désinscrit, et vous marquerez donc moins de points le jour suivant. Si vous faites un perfect et livrez tout le monde, le lendemain vous aurez une maison abonnée de plus.

Si tout le monde se désinscrit ou si vous perdez toutes vos vies, c'est game over. Alors tenez bon jusqu'au dimanche !

Des particularités pour la version Megadrive ?


Non, aucune, l'adaptation est tout ce qu'il y a de classique. Toutefois, même si la version arcade est sortie bien des années plus tard, elle n'arrive pas à égaler techniquement la version arcade, bien plus fine, et dont votre personnage est bien mieux animé sur son vélo. Mais le tout reste très acceptable et très jouable.


Le jeu propose trois modes de difficultés : easy, normal et hard. Cela permet de le mettre entre toutes les mains, même si la difficulté reste très élevée.

Et on retrouve même cette musique tellement nulle qu'elle en devient culte tant elle reste dans la tête.











Sympathique

Paperboy

Paperboy reste Paperboy, sur Megadrive ou ailleurs. Mais la réalisation correcte du titre en fait un bon support pour les amateurs.

La note : 3/6 (Sympathique)