Un super héros ancré dans les années 50 pour un jeu ancré dans les années 80.

Hail to America !


Rad Gravity, de son nom complet The Adventures of Rad Gravity, est sorti exclusivement sur NES en 1990. Il est développé par Interplay et édité par Activision. On peut donc dire que c'est une sorte de blockbuster de l'époque, le studio pondant un sacré nombre de jeux par an.

À ma connaissance, Rad Gravity n'est pas leur titre le plus connu. Toutefois, c'est peut-être parce qu'il se destine avant tout au marché américain. Chose assez rare, il n'a pas été commercialisé au Japon, mais uniquement aux États-Unis et en Europe.


Car dans le jeu, vous incarnez Rad Gravity lui-même. Un héros. Fier. Brave. Américain quoi.

Sa tronche, visible dès le début du jeu, nous ramène à tous les soap opera et les comics des années cinquante : cheveux apprêtés avec une banane, front haut, mâchoire carrée, regard fier. Tout l'attirail sur super-héros gerbant de l'époque. Mais visiblement, les développeurs en jouent.

Hail to America !


L'humanité s'est étendue à d'autres planètes, neuf pour être exact. Ces dernières communiquent entre elles grâce à des ordinateurs, appelés Compuminds.


Comme dans toutes les histoires, il faut un conard, on voit alors arriver Agathos qui vient foutre en l'air tous les Compuminds, ce qui a pour conséquence gravissime de couper toutes les relations entre les planètes. Rad Gravity va alors devoir parcourir les mondes pour débloquer un par un ces ordinateurs, ce qui va lui ouvrir de nouvelles portes vers les planètes suivantes.

Tout commence donc dans votre vaisseau spatial, où vous allez pouvoir choisir votre destination, sur plusieurs planètes, chacune comportant plusieurs niveaux qui se débloquent progressivement.

Metroidvania bordélique


Dans son déroulement Rad Gravity fait un peu penser à Metroid : vous choisissez un niveau, vous le parcourez, trouvez un objet utile et / ou un Compuminds qui va vous ouvrir de nouvelles portes.


Sur le papier, c'est cool, mais une fois en jeu, c'est un peu le chantier. Déjà parce que la carte n'est pas un modèle de précision, et ensuite parce que le jeu vous lâche très largement la bride.

Rad Gravity est donc un jeu qui s'apprend, qui se découvre, et qui demande du temps. Heureusement, il est possible de retourner dans son vaisseau à tout moment d'un niveau, donc si vous pensez ne pas être au bon endroit, il n'est pas nécessaire rebrousser chemin.

Vous commencez donc avec un petit couteau tout pourri, pour trouver rapidement un blaster, et progressivement tout un tas de choses bien pratiques. De même, vous commencez avec un seul point de vie, mais vous allez en trouver un bon paquet tout au long de votre aventure.


Une fois dans l'action, c'est classique : anticiper, éviter, tirer. Ok, c'est très old school, et super rigide. Le gameplay n'est pas super plaisant, d'autant que les graphismes, très classiques eux aussi, manquent régulièrement de lisibilité.

Et c'est dommage, car le jeu propose des accessoires assez sympathiques comme le disque d'énergie qui vous permet de flotter au-dessus du vide, ou ces parties de jeu à l'apesanteur inversée où tout est à l'envers.





Sympathique

Rad Gravity

Rad Gravity n'a pas très bien vieilli. Son principe à la metroidvania est pourtant peu courant pour un jeu de 1990, mais le reste de ses mécaniques sont, elles, restées dans les années 80.

La note : 3/6 (Sympathique)