Rez est un OVNI bien connu des amateurs de Dreamcast. Développé par la toute jeune équipe nommée United Game Artists sous le giron de Sega, le moins que l'on puisse dire c'est que ce shoot sur rails aura marqué son époque.

Pour ceux qui ne connaissent pas United Game Artists et son chef de projet, Tetsuya Mizuguchi, sachez juste qu'on leur doit plusieurs concepts bien barrés comme Space Channel 5, déjà sur Dreamcast.

Encore plus que pour Space Channel 5, Rez ne supporte pas de juste milieu. Le joueur qui s'y essaie reste soit totalement froid et imperméable à ce monde atypique, soit il tombe littéralement amoureux du jeu. Cela peut également se faire à retardement. Je dois avouer que mes premières parties ne m'ont pas plus marqué que cela. Il est donc très difficile d'être objectif avec ce jeu.

Rez, une énorme création sur Dreamcast.
Rez, une énorme création sur Dreamcast.

Le gameplay est très particulier. A première vue, c'est un simple shoot sur rails, à l'image d'un Panzer Dragoon. La grande originalité du titre vient de l'intégration de la musique au coeur même du gameplay. Vous tirez ? Cela fait un note ! Vous touchez ? Cela en fait une autre ! Des combos ? Une suite de notes ! Cela ne sert à rien, mais renforce énormément une ambiance déjà très riche grâce à des graphismes totalement atypiques, faits de fil de fer où les textures viennent peu à peu se greffer.
Et c'est là, une fois de plus, que Rez tient du génie. Au gré des niveaux, l'intensité monde, la manette vibre à chaque niveau intermédiaire, la musique se fait plus présente et les textures plus détaillées. Impossible de décrire avec des mots ce que le joueur éprouve à ces moments.

Chaque niveau se termine par un boss, avec un côté assez technique : il faut commencer par trouver son point faible pour pouvoir le vaincre relativement facilement.

Le jeu dispose de deux modes : Voyage et Jouer. A cela s'ajoutera un mode Time Attack par la suite. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, dans le mode Voyage, vous êtes invulnérable. Hérésie ? Pas vraiment, cela permet aux gens qui veulent juste se faire plaisir de prendre le paddle sans se prendre la tête, et aux acharnés de s'entrainer à passer certains passages épineux.
On compte quatre niveaux, et un cinquième à débloquer. Au final, ce n'est vraiment pas long, mais le jeu dispose d'un replay value assez étonnant puisque son intérêt tient à son ambiance, et non en son déroulement. Toutefois, au bout de quelques parties, on le délaisse assez facilement... Pour le reprendre quelques mois, voir quelques années plus tard avec toujours autant de plaisir.
Culte, indispensable !

Rez

Que l'on aime l'ambiance techno ou pas, Rez reste intéressant. Il faut y avoir joué au moins une fois pour se faire une idée. Avec sa direction artistique réellement novatrice et son côté musical atypique, Rez ressort vraiment dans la ludothèque de la Dreamcast, et même sur Playstation 2 où il sera par la suite adapté.

La note : 6/6 (Culte, indispensable !)