Un survival horror pas banal, mais qui ne plaira pas à tout le monde.

Horreur italienne


En tant qu'amateur de jeu d'horreur italienne, on connaissait le studio LKA, avec son Martha is Dead ou encore The Town of Light. Mais ils ne sont pas les seuls, bien entendu.

On peut aussi compter sur Santa Ragione, un studio italien au CV assez large au niveau des genres de jeu abordés. Saturnalia est leur premier survival horror... mais il s'éloigne franchement des poncifs du genre, tout en restant tout de même un peu dedans, au niveau de ses travers.


Saturnalia sort en 2022 sur à peu près tous les supports de son époque : PC, Xbox, PS4, PS5 et Switch.

Le sens de l'orientation d'une poule...


Saturnalia vous place en Italie, et plus exactement en Sardaigne. Mais pas vraiment la vision que l'on imagine en regardant les cartes postales. Ici, on est dans un survival horror, torturé au possible.

Au centre du game design, on a le concept de se perdre. Le village est un vrai labyrinthe, et ce n'est rien à côté de la mine que l'on va être amené à traverser. Le jeu se plait à nous faire perdre nos repères. Cela commence par la vision si particulière du jeu : le clipping est aussi énorme que la distance d'affichage est réduite.


Et une fois de plus, c'est totalement voulu et assumé par les développeurs. Ce côté rétro rappelant la première Playstation vient ici au service de la désorientation du joueur. Enfin, c'est du ressenti, parce que techniquement on est au moins sur de la PS2.

À cela s'ajoute un côté dessiné et animé à la main, avec un côté saccadé qui vient renforcer le côté dérangeant de l'ensemble.

Heureusement, des panneaux affichant un plan sont disséminés un peu partout, mais pas forcément régulièrement. Et un simple bouton va faire se déplacer automatiquement votre personnage vers la destination définie. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas banal...


Les défauts de ses qualités


Cela fait partie du charme de Saturnalia... mais cela ne plaira pas à tout le monde. Et j'avoue qu'à force de me perdre, ça a fini par me gonfler un peu.

De plus, quand l'ensemble de nos personnages meurent (on en débloque plusieurs au gré de l'aventure), c'est la disposition complète du village qui change ! Vous êtes alors bon pour vous perdre à nouveau bien comme il faut...

Ensuite, Saturnalia est un survival horror assez classique dans ses mécaniques : fuir un monstre qui vient régulièrement vous emmerder, économiser ces putains d'allumettes qui sont votre seul salut face à l'obscurité omniprésente, et chercher à faire avancer les énigmes qui constituent la grande histoire du jeu.


Cette dernière se présente sous forme d'un tableau qui grandi constamment en fonction de vos trouvailles. Il n'y a donc jamais un seul objectif à suivre, mais plusieurs. C'est intéressant, car cela incite à se perdre, car on finit toujours par trouver quelque chose d'intéressant. Tant pis pour les méthodiques, car eux vont en prendre pour leur grade.

Enfin, le jeu propose des mécaniques souvent redondantes qui consistent à fuir ou à aller sauver l'un de vos personnages fait prisonnier. Les premières fois ce n'est même pas fun, mais au bout de plusieurs fois cela devient carrément chiant.

Saturnalia sur Steam Deck


Le jeu est mentionné comme compatible, c'est totalement le cas, rien à dire, tout fonctionne à merveille.





Sympathique

Saturnalia

À jouer sur la perte de l'orientation, Saturnalia joue quitte ou double : soit vous adhérez, soit vous fuyez. Mais dans tous les cas, c'est à essayer.

La note : 3/6 (Sympathique)