Plongez au coeur de la Seconde Guerre mondiale pour buter du nazi. Vous êtes seul, ils sont des dizaines. Dans quelques minutes, ils seront tous morts. Oui, vous êtes dans Sniper Elite IV.

Bienvenue en Italie (ou pas)


L'Italie c'est beau, mais le comité d'accueil n'est pas terrible.

Dans ce quatrième épisode, Sniper Elite vous envoie en Italie, toujours dans la peau du fameux sniper Karl Fairburne, héros de la série.

Le scénario s'inspire de faits réels de la Seconde Guerre Mondiale.
Le scénario s'inspire de faits réels de la Seconde Guerre Mondiale.

L'action se déroule toujours durant la Seconde Guerre Mondiale, et chaque niveau se base sur des faits réels. C'est cool, ça fait une base historique, mais finalement, le scénario reste particulièrement caricatural et atteint la profondeur d'une piscine trois boudins.

Mais on s'en fout, parce que dans Sniper Elite, ce que l'on veut, c'est buter du nazi. Plein de nazis.

Un bon nazi est un nazi mort


Chaque niveau sera l'occasion de flinguer du nazi à tout va. Et pas la peine de faire attention sur qui vous tirez : dans le niveau, il n'y a que des soldats du IIIème Reich.

L'action se déroule en Italie.
L'action se déroule en Italie.

Donc pas de choix cornéliens. Ici, on vise, et on tire. De préférence avec une lunette, chaque niveau étant une sorte de Disneyland du sniper.

Plusieurs modes de jeu permettent de s'adapter à votre façon de jouer. Vous pouvez activer les défauts de la balistique, avec son délai, le vent et tout ça, si bien qu'il vous faudra apprendre réellement à tirer.

Et si vous ne voulez pas vous prendre la tête, vous pouvez désactiver tout ça. De quoi mettre le jeu entre les mains de tous les joueurs. Et tant pis pour les puristes élitistes nostalgiques des premiers épisodes.

Les jumelles, indispensables pour planifier vos actions.
Les jumelles, indispensables pour planifier vos actions.

Une réalisation plutôt moyenne


Côté réalisation, c'est à assez limité. On sent que le jeu ne dispose pas d'un énorme budget et cela se ressent en termes de réalisation.

En revanche, la direction artistique est bonne et l'ensemble reste tout de même détaillé. Reste que l'on est assez loin d'une grosse sortie de chez Ubisoft ou Sony.

On retrouve ce qui fait la signature de la série : lorsque vous faites mouche d'une belle façon (en gros quand vous descendez quelqu'un de façon sale et précise), une séquence aux rayons X se lance au ralenti. Un héritage de Mortal Kombat plutôt gore et méchamment sympa.

Le sniper, sans conteste votre arme de prédilection (ou alors vous vous êtes trompé de jeu...).
Le sniper, sans conteste votre arme de prédilection (ou alors vous vous êtes trompé de jeu...).

Plusieurs approches possibles


En revanche, ce qui est sympa, c'est que les niveaux sont plus grands. Cela ouvre autant de nouvelles possibilités pour le joueur.

Chaque niveau propose son lot d'objectifs. On vous en donne le détail au début de chaque mission, mais comme dit plus haut, on n'en a pas grand chose à foutre.

Mais une fois dans jeu, vous aurez deux approches : flinguer uniquement vos cibles, ou faire le ménage sur l'ensemble de la map. A vous de jouer comme vous préférez.

Les niveaux sont plutôt variés.
Les niveaux sont plutôt variés.

Mais dans tous les cas, l'approche discrète sera à privilégier... Ce qui n'est pas forcément évident quand les munitions silencieuses sont beaucoup moins nombreuses que les munitions classiques... et beaucoup plus bruyantes.

Au niveau de la durée de vie, comptez environ 15 heures, ce qui est tout à fait honorable pour le genre.


Les fameuses séquences signature de la série Sniper.
Les fameuses séquences signature de la série Sniper.


Votre objectif ? Eradiquer tous les nazis !
Votre objectif ? Eradiquer tous les nazis !

bon petit jeu

Sniper Elite IV

Rigide, mais fun à jouer, Sniper Elite IV est un pur jeu vidéo : scénario insipide, personnage nazes et beaufs qui sonnent faux, niveaux vastes avec plein d'objectifs, approche discrète et nettoyage méthodique de la carte. Bref, c'est jubilatoire et divertissant. Et tant pis pour ceux qui voient le jeu vidéo comme un objet culturel.

La note : 4/6 (bon petit jeu)