Chroniqué par Nicolas Gilles
Un puzzle game qui joue sur l'ombre et la lumière.Un puzzle game en duo à parcourir en solo
Tandem: A Tale of Shadows est développé par un studio français, Monochrome Paris, dont c'est le deuxième jeu, après Singularity 5.
Il sort en 2021 sur PC, Xbox, PS4 et Switch. Partout quoi.

Vous incarnez Emma, une petite fille de dix ans qui part enquêter sur la disparition de Thomas Kane, sur laquelle enquête également Scotland Yard. Dès le début de l'aventure, vous allez trouver une aide inespérée : Fenton, un ours en peluche.
Le truc, c'est que Fenton vient du monde des rêves, ou un truc du genre. Du coup, il n'évolue pas dans la même dimension : il lui faut de l'ombre pour pouvoir progresser.
Et c'est parti pour le manoir Kane, où vous attendent cinq mondes correspondant à différents espaces des lieux (extérieur, sous-sol, cuisine, etc.).

Barré
Tandem : A Tale of Shadows joue sur le rapport de vision. Emma et Fenton n'évoluent pas sur le même plan. La base du gameplay repose donc sur les interactions de l'une pour faire évoluer l'autre. Et inversement.
Le but est d'amener Fenton jusqu'au cristal, qui permettra à Emma de passer au niveau suivant.
Graphiquement, le jeu joue la carte Tim Burton / Alice au Pays des Merveilles. C'est assez original, d'autant qu'un effet loupe est appliqué à Alice. .. heu, Emma, facilitant la vue du dessus qui sert le gamplay.Le rendu est bizarre, étonnant, et malaisant aux entournures.

Emma dispose d'une lumière, il faut donc trouver les angles adaptés qui créeront des ponts d'ombre pour Fenton, qui pourra à son tour actionner un interrupteur qui débloquera le passage pour Emma.
Au gré des mondes, de nouveaux éléments de gameplay s'ajoutent, afin de préserver l'intérêt du jeu.
Sur le site du studio, on peut lire "un puzzle platformer d’un nouveau genre". Carrément présomptueux, non ? Surtout quand le jeu est trahi par un budget limité et que son concept s'essouffle un peu au gré des niveaux traversés. Peut-être un trip de marketeux amateurs, la petite phrase ne venant pas forcément des développeurs eux-mêmes.

Tout n'est pas idéal. Rapidement, des monstres ou dangers apparaissent, si bien que l'on meurt souvent. Ce n'est pas frustrant car on recommence immédiatement juste à côté. En revanche, ce qui est pénible, ce sont les quelques phases limitées dans le temps... et c'est encore pire lorsque l'on doit alterner entre les deux protagonistes. Là, il va falloir se concentrer.
La difficulté n'est pas énorme, donc on y arrive. Chaque monde mettant en scène un nouveau gimmick, l'intérêt est relancé tous les dix niveaux environ, ce qui fait que les cinq ou six heures que demande le jeu pour le terminer sont finalement sympathiques.








