Chroniqué par Nicolas Gilles
Un principe sympa bousillé par des choix hasardeux.Adaptation Amstrad CPC
A l'origine, The Brainies est sorti sur Amstrad CPC en 1991 sous le nom de The Tinies. Il est adapté par la suite sur PC, Amiga, Atari ST, Mac et même Apple II GS. En Europe, le jeu sort sous le nom de Tiny Skweeks.
Enfin, le jeu est adapté en 1994 sur Super Nintendo sous le nom de The Brainies.

Oui, c'est un sacré bordel au niveau des noms, mais c'est habituel avec la saga Skweek (Furry of the Furries, Slider, etc.).
Réflexion
On retrouve donc nos boules de poils pas super commodes dans ce qui est cette fois un puzzle game.
Votre but : placer chaque brainie sur l'emplacement de sa couleur : le rouge sur l'emplacement rouge, le vert sur l'emplacement vert et ainsi de suite. "Le fil rouge, sur le bouton rouge ; le fil vert, sur le bouton vert".

Seulement, ce n'est pas aussi simple, car ces abrutis de brainies ne se déplacent qu'en ligne droite pour s'arrêter contre le premier obstacle venu. Du coup, il va falloir réfléchir et ruser pour arriver sur certains points.
On a deux vues : une vue de dessus, et une vue en 3D isométrique. Pourquoi en avoir choisi deux alors que l'on ne peut se déplacer que sur la seconde ? Je ne sais pas trop, certainement pour jouer avec le Mode 7 de la Super Nintendo, car dans les versions micro, il n'y a qu'un mode de vue, celui du dessus...
Le jeu compte une centaine de niveaux. La difficulté monte vite, et il faut rapidement utiliser les brainies dans un certain ordre pour pouvoir s'appuyer dessus afin de tous les envoyer aux bons emplacements.

PAS le temps, pas de plaisir
Le principe de jeu est plutôt classique, mais très plaisant à jouer. A mes yeux, ce qui fout absolument tout en l'air, c'est la difficulté totalement inutile.
Déjà, vous avez un nombre limité de vies. Vous n'avez donc pas le droit de vous tromper, il faut apprendre le jeu et recommencer régulièrement du début. Bon ok, c'est injuste, mais on est dans les années 90, c'est commun comme fonctionnement.
Mais ce qui fini de bousiller mon plaisir de jeu, c'est que le jeu se déroule en temps limité. Très limité même. Du coup, pas le temps de réfléchir, on est pressé, très pressé ! Avec des continus infinis, cela aurait pu se justifier, cependant avec trois malheureuses vies de merdes, on passe rapidement à autre chose, d'autant que la seconde moitié du jeu va vous vriller les neurones dans tous les sens.








