Chroniqué par Nicolas Gilles
Un an après le premier épisode, Core Design en remet une couche, en changeant quelque peu la recette qui a fait le succès du précédent opus.Un an, c'est peu pour sortir une suite. Pourtant, ce nouvel épisode est excellent. Certes, l'effet de surprise n'est plus, mais les amateurs du premier épisode retrouveront avec plaisir les aventures de Lara Croft tandis que le grand public continuera à découvrir ce personnage emblématique.
Toby Gard, l'homme à la base de la série, n'est plus aux commandes. Il a quitté Core Design (aux côté du lead developper de Tomb Raider) afin de se lancer dans un autre projet qui donnera Galleon. On ne sait pas trop pourquoi, mais à priori le fait de sortir des suites ne le bottait pas. Cela se comprend, mais quand on voit le succès de la série, on se dit que notre homme a quelque peu raté le coche.

Tomb Raider II sur Playstation.
Du coup, on s'étonne moins que le jeu ait pris une direction plus classique, s'attardant beaucoup plus sur l'action que sur le côté exploration. Il en résulte un produit beaucoup plus calibré, propre à satisfaire un large public là où le premier épisode prenait des risques (notamment au niveau de la sensation de solitude qui est totalement absence de ce nouvel épisode).
Hormis cette omniprésence de l'action, Lara se voit dotée de quelques nouveaux mouvements comme la roulade. Elle va également être amenée à piloter quelques engins : un bateau à Venise et une moto-neige au Tibet.
Le moteur du jeu a été retouché, de façon à être un peu plus fin. Enfin, la demoiselle dispose également de sa légendaire natte, qui n'était pas encore implémentée dans le premier épisode.
Les environnement étant très différent, notre aventurière changera de tenue régulièrement, ce qui sera un gimmick repris dans l'ensemble des opus suivants. L'aventure est longue, et nous mènera dans les rues de Venise, au Tibet, en Chine, en Adriatique, et se terminera même dans le manoir des Croft, chez Lara elle-même, avec une fin assez rigolote. Dans tous les cas, le dépaysement est toujours de mise.






