Chroniqué par Nicolas Gilles
Un Disney de la belle époque des 16 bits, avec la qualité qui va avec, ou presque.Pas le plus connu des jeux Disney sur 16 bits
Toy Story est sorti en 1995 sur Megadrive et Super Nintendo. Il est développé par Traveler Tales, un studio anglais à qui on doit Puggsy sur Megadrive ou encore Sonic R sur Starun à l'époque, puis donnera vie pas mal d'autres jeux, comme Gotham Knights ou encore Hogwarts Legacy en 2022 et 2023.
En 1995, les consoles 16 bits sont en fin de vie, ce qui explique en partie pourquoi le jeu n'est pas forcément hyper connu. En revanche, les kits de développement sont bien avancés, et les développeurs peuvent maintenant jouer de la digitalisation beaucoup plus facilement. Et pour un jeu comme Toy Story, adapté du film d'animation éponyme de Disney et Pixar, c'est forcément une bonne chose.

Super et pas linéaire
Commençons par le positif : le jeu est superbe. Le Megadrive crache ses tripes pour un jeu coloré où l'on reconnait avec grand plaisir les protagonistes du long métrage, et surtout sa patte graphique.
La maniabilité est assez souple, un peu molle, mais on s'y fait assez rapidement.
Ce qui est plus original, c'est que Toy Story sur Megadrive n'est pas un jeu de plateforme linéaire, il ne suffit pas de foncer vers la droite pour arriver à la fin du niveau. Au début de chaque level, le jeu reprend le scénario du film, à commencer par découvrir quel cadeau sera offert pour l'anniversaire d'Andy.

Ce scénario se transforme en objectifs à l'écran suivant. Par exemple, pour le premier niveau, il faut ouvrir la boite des soldats de plomb et leur laisser le passage. Dans le niveau suivant, il faut débloquer et aider les jouets à se ranger avant l'arrivée d'Andy.
Toy Story a le mérite de se renouveler régulièrement : pas un niveau n'est identique dans son gameplay, et c'est vraiment une bonne chose !
Chouette, mais pas forcément très accessible
C'est agréable, mais le premier problème, c'est que le jeu est en anglais, et que pour les pauvres gamins européens que nous étions, c'était mission impossible : sans comprendre ce qu'il fallait faire, il était quasiment impossible de progresser ! Le syndrome Gargoyles Quest en quelque sorte...

Après, c'est le lot des jeux de l'époque : Le Roi Lion est comme ça également, les plus petits sont parfaitement incapables de passer le deuxième niveau.
Le second problème, c'est le chrono : mais bordel de merde, pourquoi avoir mis une limite de temps aussi drastique dans certains niveaux ? Ok, parfois, comme le deuxième où il faut ranger les jouets, cette limite est là pour nous coller la pression, mais c'en devient vraiment trop difficile !
En bref, le public du jeu n'est pas aussi large que celui du film, dans le sens où on ne peut pas le mettre entre les mains des plus jeunes. Mais pour les autres, on a un jeu intelligent, qui demande tout de même de prendre quelques notes en début de niveau car une fois en jeu, les objectifs ne sont plus affichés !

Toy Story est donc un bon jeu... mais en 1995, ça se bouscule au portillon de la qualité : l'année précédente, on a deux mastodontes qui ont marqué les joueurs : Earthworm Jim ou encore Donkey Kong Country qui met à l'honneur les digitalisations. De quoi remettre Toy Story dans le coffre où l'on range les jouets auxquels on ne joue plus...







