Chroniqué par Nicolas Gilles
Un shoot classique, trop classique, et qui manque cruellement de fun.Un shoot'em up tout ce qu'il y a de classique
Vapor Trail : Hyper Offense Formation est développé par Data East. La version arcade sort en 1989, mais la version Megadrive, sortie sous le nom plus court de Vapor Trail, est plus connue, car plus facile d'accès.
Tout, dans le jeu, est classique. Aucune originalité. Toutefois, l'ensemble est bien réalisé, c'est un jeu d'arcade efficace, joli, avec quelques effets graphiques (notamment sur les perspectives) pour en mettre plein la vue, surtout en 1989.

L'action se déroule dans le futur - enfin, à l'époque - en 1999. Un groupe terroriste nommé Ragnarok (pour la version jap) / Dagger (pour la version américaine) a neutralisé les connexions de l'ensemble des bases militaires mondiales. Ils ont également pris possession de tous les satellites de communication et tiennent la terre entière en otage, menaçant de détruire les plus grandes villes du monde à grands coups de bombe atomique si l'ensemble des gouvernements ne leur donnent pas les rennes du pouvoir.
Mais les États-Unis n'ont pas dit leur dernier mot : le projet nom de code Vapor Trail est le seul espoir de l'humanité contre ce ramassis de tas de merde. Et forcément, aux commandes, c'est vous.
Classique, mais pas super fun
Vous commencez par choisir entre trois vaisseaux : Silph, le bon équilibre entre puissance de feu et mobilité ; Valkyrie, plus lent mais plus puissant ; et enfin Seylen, le plus rapide, qui tire devant et derrière lui.

Les six niveaux du jeu sont typiques du genre ; tout y passe : les avions adverses, les bateaux géants à péter, les avions géants à péter, chaque niveau se terminant pas un bon vieux boss. Ces derniers sont le point fort du jeu, car ils demandent de connaître un minimum leur patterns pour en voir le bout, en les détruisant petit à petit.
La difficulté est celle d'un shmup de l'époque, c'est à dire bien ardue. Les continus infinis tant que l'on met des pièces dans le monnayeur permettent d'en voir le bout facilement, mais pour qui veut le faire dans les règles, ça risque de piquer un peu.
Seulement voilà : ça manque cruellement de fun. La faute à un rythme un peu pété et bizarre. Les power up sont assez sympathiques, avec le typique Vulcain, tir habituel des shmups ; bomb qui envoie des... bombes ; Defender, qui envoie des petites bombes qui servent avant tout de protection, et ne fonctionnent donc pas contre les boss ; et enfin les missiles. Chaque élément affiche une lettre et il suffit de tirer dessus, comme dans Pop'n Twin Bee (et une tétrachiée d'autres shoot'em up), pour changer la lettre.

Le souci, c'est que quand vous mourrez, vous perdez vos upgrades et que ces options sont beaucoup trop rares.
On trouve également des Supers Tirs (des options avec un gros S dessus), qui donnent une puissance de feu de fou bien pratique, mais créant un côté bizarre dans le jeu, car eux, ils réapparaissent quand vous perdez une vie. Du coup, quand on ne les a pas, on souffre d'une puissance de feu minable qui entache franchement le plaisir de jeu.







