Une aventure narrative joliment écrite, mais bien trop longue.

Indé indonésien


Le studio indonésien Mojiken, situé à Surabaya, près de Java, n'en est pas à son premier jeu. On leur doit notamment When the Past Was Around ou encore She and the Light Bearer, des jeux narratifs marqués par une direction artistique léchée.

Avec A Space for the Unbound, on change encore de direction artistique, avec un côté pixel art beaucoup plus marqué. C'est beaucoup plus root, et pas forcément super réussi, bien que les animations soient assez fines. Même les scènes en cinématique pixélisée ne sont pas d'un super effet. En tout cas je ne me pâme pas dessus comme ont pu le faire d'autres chroniques que j'ai pu lire ça et là.


Le tout reste assez efficace pour nous dépayser, puisque l'action se déroule dans l'Indonésie des années 90.

Narratif ancré dans les années 90


Le jeu aborde des sujets complexes, que bien souvent seuls les jeux indés peuvent aborder. A Space for the Unbound nous prévient dès le début par un petit message : il aborde des thèmes difficiles comme la dépression ou le harcèlement. En gros, il s'autospoil. Car une fois en jeu, ce n'est pas aussi clair. Tout du moins durant les premières heures de jeu.

Vous incarnez Atma, qui se réveille en classe aux côtés de Raya, sa petite amie. Et c'est parti pour la vie de lycée dans les années 90. Tout parait idyllique?? Cela ne va pas durer. Mais bien entendu, je me garderai bien de vous expliquer pourquoi en détail, vous laissant le plaisir de découvrir ce jeu narratif.


Sachez juste que vous disposez de la possibilité de plonger dans le subconscient de certaines personnes, vous permettant de mieux les comprendre et, même, de modifier leur jugement sur certains points précis.

Et ce n'est pas la seule chose liée au fantastique de l'histoire. Qui est cette petite fille que l'on rencontre au début de l'aventure ? Le jeu va nous faire sauter entre les époques, entre les personnages, permettant peu à peu de reconstituer le puzzle du scénario.

Trèèèèèèèèès lent


Il m'a fallu une petite douzaine d'heures pour terminer A Space for the Unbound. À mes yeux, la moitié aurait été tout à fait suffisante.


C'est très bien écrit, et la traduction française (textuelle, le jeu n'étant pas doublé) est de belle qualité. On passera sur le gameplay très limité nous mettant en joug avec des QTE peu inspirés mais bien ancrés dans les années 90. Ce n'est pas terrible, mais on passe dessus sans problème car ce n'est pas difficile et ce n'est pas le propos du jeu.

Le propos, c'est le scénario... mais il met tellement longtemps à se dévoiler que ça en devient franchement lourd. Sans parler de cette petite phrase du début du jeu qui m'a mis la puce à l'oreille dès le début, et m'a permis de comprendre rapidement la deuxième partie du jeu. Même avec le spoil, cela reste intéressant, mais on voit venir de loin les choses, ce qui m'étonne un peu sur les critiques dithyrambiques qu'a connues le jeu.

A Space for the Unbound est chouette, c'est une belle histoire, bien racontée, mais qui ne m'a pas forcément touchée, la faute à une durée de jeu bien trop longue.











Sympathique

A Space for the Unbound

A Space for the Unbound m'a déçu. Il faut dire que j'en avais entendu tellement de bien ! Certes, il aborde des sujets graves et il est plutôt bien écrit, mais ça manque tellement de rythme, même pour moi qui aime les jeux contemplatifs...

La note : 3/6 (Sympathique)