Des pixels, des dinosaures, et même des aliens. Tout ça dans un metroidvania développé par une seule personne. C'est bon ça !

Solo dev sorti de nulle part


Il y a des jeux comme ça qui sortent un peu de nulle part, et qui se forgent une légende, ou plutôt une réputation de petite perle méconnue. C'est un peu le cas de Primal Planet, un jeu développé pendant près de cinq années par une seule personne, Seethingswarm, Arthur de son prénom.

Le jeu sort en 2025 exclusivement sur PC, édité par Pretty Soon. À l'heure où j'écris ces lignes, une sortie sur consoles est prévue, mais n'est toujours pas devenue réalité.


Un metroidvania préhistorique


Primal Planet se présente comme un metroidvania, avec pas mal de choses pour lui.

Premièrement, il a beau avoir été développé par une seule personne, les graphismes en pixel art sont splendides, et super bien animés. Cela contribue grandement au plaisir de jeu. Mais il n'y a pas que ça, bien sûr.

Manette en main, on a un jeu assez profond et exigeant, sans jamais être punitif, contrairement à beaucoup de metroidvania du genre. Certains combats de boss sont un peu chauds, mais je n'ai jamais pesté trop fort. La difficulté est ailleurs, j'y reviens plus loin.


Ensuite, il y a son univers. On est dans la préhistoire. Mais une préhistoire à la Joe & Mac, où les humains côtoient les dinosaures. Aucune reconstitution historique, bien au contraire même, puisque vous incarnez une famille qui va devoir faire face... à une invasion alien. Votre but sera rapidement de retrouver les membres de votre village, ces derniers étant éparpillés un peu partout sur la map.

Et forcément, le côté metroidvania se retrouve ici : ils pourront vous octroyer des capacités spéciales. Il y a également d'autres moyens de progresser. Par exemple, le double saut iconique du genre est disponible dès le début de la partie... pour 8 points de capacité, que l'on gagne avec chaque niveau d'expérience.

Et on touche là l'un des traits qui caractérisent le mieux le jeu : tu es libre, tu te démerdes.


Un jeu qui ne vous prend pas par la main


Primal Planet a la réputation d'être difficile. C'est le cas, mais ce n'est pas un genre de difficulté qui me rebute.

La difficulté ne vient pas des combats, mais de l'exploration. Je n'ai jamais vu un metroidvania qui demande autant d'exploration. C'est bien simple, on ne sait absolument pas où aller, on peut faire les choses dans différents ordres.

Heureusement, pendant que l'on traverse la carte d'un bout à l'autre, on apprend à (re)connaître les endroits et, surtout, on gagne des points d'expérience, dont on peut se servir pour débloquer : des améliorations pour son personnage, des aptitudes de la part des villageois que vous avez ramenés au village, ainsi que pour votre petit dino de compagnie, qui vous accompagne tout le temps.


Ce dernier peut attaquer, et vous apportera régulièrement une aide plus que bienvenue.

Seulement voilà, il faut savoir où aller, et du coup, j'ai passé pas mal de temps sur le jeu sans vraiment savoir ce que je pouvais bien pouvoir foutre pour continuer l'aventure. J'ai même laissé tomber le jeu quelques jours, en me disant que je n'y reviendrais pas... Et je me suis remis dessus, et j'ai trouvé comment progresser. Et j'ai fini par le terminer.





Excellent !

Primal Planet

Primal Planet est une excellente surprise. Bien foutu, il propose un metroidvania vous laissant très libre. Mais certainement un peu trop libre.

La note : 5/6 (Excellent !)