Chroniqué par Nicolas Gilles
Batsugun fait partie de la légende des shoot'em up. Sorti en 1993, il est pour beaucoup le premier shmup de type manic shooter. Comprenez par là que de la boulette, vous allez en avoir...Si ce shoot est le premier manic officiel de l'histoire, il est aussi le dernier shoot de Toaplan avant sa banqueroute, ce qui est bien dommage lorsque l'on voit la qualité de ses réalisations (Tiger Heli, Truxton, etc). Rassurons-nous, la plupart des développeurs sont parti chez Cave peu de temps après, ce qui explique bien des choses sur ce Batsugun qui préfigure les futurs jeux de Cave.
En quelques mots : des boulettes en nombre incroyable, le tout allant très vite... Très très vite même.
On commence par choisir entre trois vaisseaux aux capacités sensiblement différentes, mais déjà vues maintes foies.
Ce qui change, on le voit immédiatement. Bien loin des shoots classiques, Batsugun crée des schémas de tirs qu'il vous faudra éviter. La pluie de boulettes s'évite finalement correctement puisque le hit point est minuscule. Le tout est de descendre les ennemis à temps pour ne pas se retrouver avec un écran saturé de tirs impossibles à éviter. Heureusement, des smart bombes sont là pour faire le ménages dans les cas les plus désespérés.

Batsugun, consédéré comme le père des manic !
Le système d'upgrade est bien pensé et jongle à la fois sur les power up à la 1943 et l'expérience - y compris lorsque vous vous faites toucher. Lorsque votre arme est à fond, c'est à dire au niveau 3, elle ratisse pratiquement tout l'écran. C'est impressionnant, mais assez peu lisible. Avec un peu d'entrainement on s'y fait, mais il vous faudra une sacrée expérience pour continuer l'aventure : les tirs ennemis peuvent avoir trois couleurs différentes ! Epileptiques s'abstenir...
Le jeu compte 5 niveaux, que l'on doit recommencer pour voir la vraie fin du jeu, un peu comme Striker 1945. Cela augmente de façon factice la durée de vie d'un jeu qui est vraiment pas énorme à l'origine. Si le premier loop est jouable, dès le second, cela devient cauchemardesque ! Il n'en reste pas moins totalement jubilatoire.
Graphiquement, c'est une 2D fine et splendide. Musicalement c'est beaucoup moins bon, avec certains niveaux très pêchus et d'autres - le niveau 5 notamment - qui font assez musique d'ascenseur... Même cette version Saturn, qui inclus des musiques refaites ne va pas transcender vos oreilles.

Vous vouliez de la boulette ? Vous allez être servi !






