Aller, on sort les crapauds du formol !

On n'y croyait pas


Battletoads, un nom qui va certainement faire sonner quelque chose chez les vieux cons de gamers que nous sommes. Pas vous ? Moi si.

Battletoads sort tout d'abord sur NES, en 1991. Deux ans plus tard, on a droit à Battletoads and Double Dragon sur NES, Megadrive et Super Nintendo.


Le jeu fera une belle apparition sur Megadrive, sous le nom de Battletoads en 1993 et sera porté sur pas mal de plateformes. Il arrivera même en arcade, en 1994.

Après deux autres épisodes, c'en est terminé de la licence. Sauf qu'en 2020, Microsoft dépoussière tout ça, ressort un Rare, le développeur originel d'on ne sait où après l'avoir racheté pour ne rien en faire. M'enfin bon, visiblement Rare n'étant plus qu'une coquille vide, c'est surtout le studio Dlala qui s'y colle, un studio à qui on doit déjà notamment Lost Words: Beyond the Page.

Le jeu qui nous intéresse ici est un reboot, une suite, ou quelque chose qui s'inspire de toute la série pour tenter d'en continuer la légende.


Il sort en 2020 sur PC et Xbox. C'est un jeu Microsoft, donc pas de sortie Playstation à cette époque.

Une réalisation léchée


On retrouve donc nos trois crapauds, Rash, Zitz et Pimple, qui réalisent avoir hiberné pendant un paquet d'années, depuis leurs dernières aventures. Du coup, ils recherchent du boulot, mais ce n'est pas forcément une réussite. Ils vont alors s'allier avec leur ex-enemie, la Reine Noire.

Le scénario est blindé d'humour, c'est un vrai régal de suivre les échanges de ces trois débiles. Le style cartoon est également très réussi. La seule chose dommageable, c'est que c'est de l'anglais sous-titré. C'est un petit budget, il n'y a donc pas de doublage français.


Du beat'em all solide, mais bordélique


Battletoads, c'est du beat'em all, et forcément, on reste dans le genre avec ce reboot. On retrouve le côté bordélique de l'ensemble, avec des adversaires dans tous les sens et un côté "baston de mèlée" très prononcé qui contribue à l'ambiance et à l'humour du titre. Il est possible d'y jouer jusqu'à trois simultanément, et c'est là qu'il est le plus fun.

Un coup faible, un coup fort, mais également toute une myriade de coups en plus, notamment avec les gâchettes, qui permettent d'utiliser sa langue pour : attraper et rejoindre, attraper et éloigner, attraper et voler, attraper et bouffer, attraper et... Oui, une touche pour chaque utilisation, cela devient un peu le chantier, mais on finit par s'y faire.

Le level design est quasi inexistant : on avance, et on se fight le temps d'une horde, et on continue vers la droite. Et là, les habitués du genre connaissent bien : c'est trop long.


Des gameplays plutôt variés, au détriment du rythme


Le problème avec les beat'em up, c'est que ça manque souvent de variété. Au bout d'un moment, on s'ennuie. Du coup, les développeurs se sont dit qu'en ajoutant plein d'interludes, cela casserait cette monotonie.

Shoot'em up, quick time events, course de moto et même puzzles games, tout y passe. Cela a en effet le mérite de briser la monotonie de l'aspect beat'em all, mais cela vient également péter le rythme du jeu. Régulièrement, j'ai pesté contre les phases de puzzle. Je viens pour savater des culs, pas pour me triturer le cerveau, bordel !

De plus, chaque phase est trop longue, tant pour la partie baston que pour toutes les autres parties. Il faut six ou sept heures pour voir le bout de l'aventure, et c'est presque deux fois trop.



Bon jeu

Battletoads

Battletoads tente de proposer un beat'em all qui ne se prend pas les pieds dans le tapis des problèmes inhérents au genre, mais en ajoute d'autres à la place...

La note : 4/6 (Bon jeu)