Chroniqué par Nicolas Gilles
Dernier épisode sur NES, en forme d'apothéose.Retour aux sources
Si vous avez lu ma chronique de Castlevania 2 sur NES, vous savez que ce deuxième épisode a posé les graines de pas mal de bonnes choses, mais que c'était fait en dépit du bon sens.
Castlevania III reprend les bases du premier épisode, avec un opus beaucoup plus linéaire dans son déroulement... mais pas totalement non plus.

Il sort en 1989 au Japon, en 1990 aux États-Unis et en 1992 en Europe.
Un classique ?
Vous incarnez Trevor Belmont, ancêtre de Simon Belmont, le héros du premier épisode. L'action se déroule en 1476 alors que l'action du premier épisode, avec Simon, se déroule en 1691.
Dès les premières minutes, on retrouve ses marques : le fouet, que l'on peut solidifier et allonger grâce à des power ups, les cœurs, qui servent à nouveau de munition pour les armes secondaires (dague, hache, fiole, etc.), et toujours ces sauts millimétrés que l'on ne peut pas ajuster une fois en l'air, ainsi que ces escaliers qui nous empêchent de frapper lorsqu'on les monte.

Le gameplay est donc le même : monolithique et rigide au possible. C'est un fait : quand on a goûté aux Castlevania modernes sur Playstation, GBA ou DS, ça fait bien mal.
Trevor et ses amis
Sauf que cette fois, Trévor n'est pas seul, tout au long de l'aventure, il va être aidé par trois copines et copains.
Castlevania III compte une quinzaine de niveaux, que l'on n'est pas obligé de tous terminer pour voir le bout du jeu. Régulièrement, et c'est le cas dès la fin du premier niveau, vous avez le choix entre deux routes. Le truc, c'est que le jeu ne vous explique rien.

En réalité, le chemin du haut vous propose une étape intermédiaire qui va vous permettre de débloquer un nouveau personnage, tandis que le chemin du bas vous permet de continuer votre aventure en ligne droite.
Les personnages que vous débloquer valent clairement le petit détour qui vous est imposé pour les débloquer.
Grant ne dispose que d'un petit couteau pour attaquer, mais il saute très haut et peut changer de direction dans les airs, et même s'agripper aux murs ! Cela vient briser le gameplay rigide de Trevor et de la série en général.
Sypha est une magicienne dont les attaques sont beaucoup plus souples. Et on a même Alucard, le fils de Dracula en personne, qui peut carrément se transformer en chauve-souris !
Il suffit d'appuyer sur Select pour passer de l'un à l'autre, lorsqu'on les a débloqués.

Une fois que l'on a compris ça, on a un Castlevania classique, mais très efficace. Et autant dire que lorsque l'on a débloqué tous les personnages, certains passages sont bien plus simples à passer que d'autres. Car le jeu est dans son ju, celui des années 80 où l'on recommençait des milliers de fois un jeu avant de le terminer (ou pas). C'est-à-dire très difficile.
Un chouette jeu
Graphiquement, Konami a mis la barre très haut, les décors sont vraiment travaillés, et il y a toujours des choses qui bougent en arrière plan, ce qui n'est pas courant pour un jeu NES.
Côté musique, c'est composé par Hidenori Maezawa et Jun Funahashi qui atteignent les sommets. C'est superbe. On sent bien que la console de Nintendo a été maîtrisée techniquement, permettant aux compositeurs de ne pas être trop limités.









