Chroniqué par Nicolas Gilles
Un runner, mais dans le sens rétro du terme. Tant mieux.Un runner en quatre niveaux de gris
Je ne suis absolument pas fan de runners en général. Pour moi, c'est un peu un truc limité aux mobiles. Ok ok, je m'emporte, mais c'est juste pour dire que je n'avais pas une haute opinion de Chain Break quand j'ai lancé le jeu.
Sauf que là, ce n'est pas un one button runner, de ces jeux automatisés au gameplay épuré par la force des choses : pouvoir tourner sur un mobile sans manette et avec juste un écran tactile.

Donc non, Chain Break n'est pas un runner dans le sens moderne du terme, mais plutôt dans le sens rétro.
Chain Break est développé par un studio espagnol, Tuxedo Games. C'est son premier jeu. Par la suite, le studio donnera naissance à Coloco sur Zx Spectrum (en 2020) puis Gotris sur Master System (en 2021).
Une belle courbe de difficulté
Les niveaux sont très courts. Votre but est de passer la ligne d'arrivée avant que le temps se soit écoulé. Sur votre chemin, vous pouvez trouver divers items, pour le score, mais également pour vous donner un peu plus de temps.

C'est super maniable, et étonnamment lisible.
Peu à peu, de nouveaux éléments viennent complexifier les choses : des pics sur lesquels on peut mourir, des bandes qui nous font aller plus vite ou au contraire nous ralentissent, et même des bandes qui vous arrêtent directement si vous ne sautez pas pour progresser !
Le scrolling est automatique, mais on peut donc l'influencer en fonction des endroits où l'on se déplace. L'adrénaline est toujours bien présent, chaque niveau se terminant en apnée. Heureusement, ils sont très courts.

La difficulté monte vite, avec une courbe parfaitement bien foutue, nous permettant d'appréhender la logique du jeu afin de faire face au challenge croissant. Car si les premiers niveaux se terminent les doigts dans le nez, à partir de la fin du troisième monde, c'est une autre paire de manches.







