Alors, une version aussi pourrie que les autres adaptations ?

Sur le tard


Indiana Jones et La Dernière Croisade à beau être sorti en 1989, il est toujours parfaitement d'actualité quatre ans plus tard, date à laquelle sort le Indiana Jones and the Last Crusade qui nous intéresse ici, sur Game Boy.

Le jeu est une adaptation des versions sorties d'abord sur NES en 1989, puis sur Master System et Game Gear en 1991. La version Game Boy arrive deux ans plus tard, ce qui lui permet d'ajuster une recette qui était très très perfectible.


Indiana Jones The Action Game


Il y a eu deux versions de la dernière croisade : la version que tout le monde connait, et qui a laissé sa marque : c'est le point'n clic qui pose une superbe qualité.

De l'autre côté, on a The Action Game, une espèce de jeu de plateformes / action vraiment pas terrible, rigide au possible, et qui a infesté la plupart des plateformes de l'époque... dont la Game Boy.

Une bouse réputée sur chaque support qu'elle est venue infecter. Mais ici, on est sur l'une des dernières adaptations en date. Ici, les développeurs ont pu revoir leur copie.


Certes, cela n'est pas un bon jeu, mais c'est tout de même un poil mieux que la version sur la portable de Sega que j'avais chroniquée ici.

Plus accessible


La maniabilité est toujours aussi rigide : on a toujours l'impression qu'Indy a 60 balais et pue l'arthrose à plein nez... Mais il y a du mieux : il saute beaucoup mieux et bien plus haut, et on peut contrôler son saut de façon beaucoup plus satisfaisante.

Le gros changement, c'est que le jeu n'est plus aussi punitif qu'avant. Le temps est toujours limité, mais cette fois on a beaucoup plus de temps. Même chose pour la barre de vie : on peut tomber de beaucoup plus haut par exemple.


De plus, les items sont très nombreux : de la vie et du temps, ce qui permet enfin de pouvoir explorer les grottes sans recommencer les parties à tout bout de champ.

En revanche, il faut tout de même se dépêcher, car votre torche n'est pas infinie. Lorsqu'elle s'éteint, vous êtes plongé dans le noir. Et la Game Boy le rend étonnamment bien ! On ne voit même plus le temps qui s'écoule, si bien que l'on ne sait plus trop où on en est. On peut donc continuer l'exploration, mais plutôt à tâtons, jusqu'à trouver une autre torche. Cela apporte de la tension sans rendre le jeu injouable.

Car on retrouve les niveaux qui ont fait le jeu : les grottes, le train, les catacombes, le château et le zeppelin. Et ces niveaux, pour la plupart, sont très labyrinthiques. Le fait d'avoir enfin plus de temps et de ne plus mourir toutes les quinze secondes ajoute clairement au plaisir de jeu.


Côté réalisation, la Game Boy donne ce qu'elle a, et ça fonctionne bien. On reconnait bien Indy, les décors sont lisibles, et c'est bien le principal.







Sympathique

Indiana Jones and the Last Crusade

Sans devenir vraiment bonne, cette version Game Boy est tout de même bien plus praticable que les autres versions, grâce à des ajustements salvateurs et une difficulté revue à la baisse.

La note : 3/6 (Sympathique)