Encore un roguelike ? Oui mais pas n'importe lequel.

Difficile mais accessible ?!?


Dans les jeux de type rogue-lite ou même metroidvania, il y a une frange de jeux qui me font gerber : les jeux difficiles et qui l'assument.

Personnellement, je ne joue pas aux jeux vidéo pour me faire mal, et mon égo rachitique fait que le dépassement de soi me dépasse complètement.


Je comprends la difficulté, mais quand elle est sadique au niveau d'un Souls (qui ont tellement fait de mal aux jeux vidéo selon moi !) ou d'un Hollow Knight, cela me donne juste envie de cracher à la gueule des développeurs.

À une époque où l'on parle d'inclusion, c'est une forme de ségrégation. Non mais.

Pourtant, au milieu de cette difficulté - et je comprends que certaines personnes apprécient - il y a les studios qui font le choix de proposer de dénaturer leur jeu afin de permettre au plus grand nombre d'y goûter plutôt que de leur péter connement les dents, du haut de leur élitisme crasse.


C'est le cas de Celeste par exemple, qui permet de moduler le nombre de dashs, et même de devenir invincible. Un jeu auquel je n'aurai jamais joué sans cela !

Dead Cells fait partie de ces jeux d'ouverture. L'écran d'accessibilité l'explique d'ailleurs de façon très humble. Merci les gens, sincèrement, parce que votre jeu est une tuerie !

Un studio pour développer, un autre pour suivre


Dead Cells est développé par le studio français Motion Twin. Par la suite, il connaîtra des tonnes d'équilibrages et de DLC par Evil Empire.


En gros, Motion Twin, c'est une SCOP, qui va rapidement laisser la main à Evil Empire, une SAS, qui se charge de continuer de faire vivre Dead Cells tandis que le studio d'origine travaille sur un nouveau jeu.

Dead Cells sort en accès anticipé sur Steam en mai 2017, pour une sortie officielle sur PC, PS4, Xbox et Switch en 2018. On aura même une version mobile en 2020.

Mais concrètement, Dead Cells, c'est comment ?


Eh ben c'est bien. Allez hop, je vous fais gagner du temps. Salut.


Si vous êtes encore là, je peux vous dire que la maniabilité est particulièrement excellente, avec un double saut précis, des attaques au corps à corps et à distance à utiliser intelligemment, le tout avec un rythme aussi fluide que soutenu.

Vous vous réveillez au milieu de cachots, et réalisez qu'il vous manque la tête. À la place, une espèce de lumière vous couronne. Pas grave. Le but, c'est de remonter tout un tas de niveaux pour arriver à celui qui vous a fait ça, ou un truc du genre.

Dead Cells est un roguelike, c'est-à-dire que les niveaux, à chaque run, sont générés aléatoirement, et que vous allez forcément mourir à un moment ou à un autre. Deux trucs que je déteste. Mais une fois de plus, quand c'est bien fait... ben c'est bien fait.


Il faut dire aussi que Dead Cells bouffe également au ratelier du Metroidvania. C'est un roguelike : vous crevez comme une merde, mais vous recommencez un (tout petit) peu plus puissant. C'est aussi un metroidvania, vous débloquez donc des pouvoirs que vous pouvez réutiliser dans les runs suivants, ce qui facilite bien souvent la tâche.

Les mécaniques s'emboîtent parfaitement pour ne faire qu'un seul et même gameplay.

À cela s'ajoutent des graphismes en pixel art très fins et à la direction artistique magnifique, et on clôturera sur une bande son qui colle parfaitement à l'ensemble.


Bref, ça déchire tout, vous auriez tort de passer à côté.







Excellent !

Dead Cells

Dead Cells a une excellente réputation, et elle est loin d'être usurpée.

La note : 5/6 (Excellent !)