Chroniqué par Nicolas Gilles
Des zombies, du gore, du fun, et des boss. Merde.10 ans d'attente
Le premier épisode de Dead Island m'avait plu, mais j'avais été rebuté par cette difficulté trop élevée et ce côté jeu en ligne qui oblige à y jouer en multi pour réellement en profiter. Reste que le jeu, sorti en 2011, a posé les bases d'une recette qui fonctionne particulièrement bien et qui évoluera dans une nouvelle et excellente série, Dying Light.
Dead Island 2 corrige certaines choses : déjà, ce côté jeu en ligne a été totalement gommé, comme c'était déjà le cas dans Dead Island Riptide. Mais il reste une difficulté non réglable, pas forcément super haute, mais régulièrement mal branlée contre des combats de boss qui m'ont fait hurler. Il faut avouer que je déteste les boss.

Mais Dead Island 2, c'est également d'un développement agité. Initié par Techland, son développeur d'origine, le jeu est passé par plusieurs studios avant de finir chez Dambuster Studios en 2019, un studio composé d'anciens de chez Crytek, à qui on doit Homefront The Revolution (le jeu ne manquera pas d'y faire quelques clins d'oeils d'ailleurs).
Alors vu le bordel du développement, on ne peut qu'apprécier le bordel à l'écran, très réussi.
Un plaisir coupable bas du front
Le game design de Dead Island 2 est aussi bas du front que les zombies qu'il met en place. C'est très old school, avec des niveaux sous forme de succession de petites zones à explorer, avec plein de trucs à récupérer dans tous les sens. Certains pourront juger cela de rétrograde, mais de mon côté, cela ne m'a absolument pas gêné.

Cela est contrebalancé par une réalisation qui sied parfaitement à la PS5 : c'est super beau. Le jeu est ultra-violent : chaque coup, en fonction de l'arme, va découper des bouts du zombie, lui arracher la peau et faire exploser ses os. Le côté grand-guignol est particulièrement présent, c'est un vrai plaisir de défoncer du zombie.
Les doublages (en anglais) sont très bien foutus et l'ensemble du jeu se plait à nous foutre dans les situations les plus débiles, à l'image de ce vieux rocker en string qui sort tout juste d'une gueule de bois limite coma éthylique qu'il va falloir aider. Et des personnages comme ça, on n'arrête pas d'en croiser.
Il faut dire que le Los Angeles mis en scène a tout pour mettre en scène des personnages et des situations tous plus barrés les uns que les autres.













