Une leçon de game design. Dans le mauvais sens.

Indiana Jones du pauvre


Deadfall Adventures est développé par Farm 51, à qui on doit notamment NecroVisioN. Si vous y avez joué, vous ne serez pas étonné de voir que Deadfall Adventures est un gros nanar, avec ses quelques bons côtés... et surtout ses mauvais.

Le jeu est sorti sur PC et Xbox 360 en 2013. L'année suivante, une version étoffée sort sur PS3 sous le nom de Deadfall Adventures: Heart of Atlantis.


Un gros air de déjà-vu


Rien dans Deadfall Adventures ne va vous surprendre. Vous aurez l'impression d'avoir déjà vu tout cela... Mais ce n'est pas forcément une mauvaise impression.

Tomb Raider, Uncharted et surtout Indiana Jones, autant de grands classiques que les gens de Farm 51 essaient d'intégrer dans leur jeu. Cela marche en partie. Les univers traversés, Égypte, Arctique et Guatemala sont tous très réussis visuellement. Le dépaysement typique que l'on attend d'un jeu d'aventures.

Côté scénario, c'est le nanar total. Vous incarnez James Quatermain, le petit-fils d'Alan. Vous allez devoir accompagner la pinup des services secrets américains, Jennifer Goodwin, afin de retrouver un artéfact surpuissant.


Nous sommes en pleine Seconde Guerre mondiale, ce qui permet de mettre des nazis et des cocos à shooter dans tous les sens. C'est naze, mais là également cela fonctionne pas mal, on est comme dans ses vieux chaussons. C'est toujours fun de flinguer du nazi.

Un FPS classique


Les phases de FPS sont old school, mais fonctionnent bien. Avec Necrovision ou Painkiller: Hell & Damnation, les développeurs savent ce que c'est qu'un FPS bourrin et le prouvent.

C'est bas du front mais ça fonctionne.


Le jeu propose par ailleurs de l'exploration, puisqu'il faut trouver des artefacts, que l'on peut ensuite échanger contre des améliorations de vos aptitudes : vitesse de tir, de chargement, vie, mais également votre lampe torche.

Car dans Deadfall Adventures, il y a aussi du fantastique, avec des momies et des combattants surpuissants qui vous attaquent. Votre arme ultime, c'est votre lampe torche que vous pouvez concentrer sur vos cibles afin de les affaiblir avant de les finir d'une balle bien placée.

Cela apporte un peu de variété dans les phases FPS, et de ce côté, le jeu est certes moyen, mais agréable à parcourir.


Des énigmes toutes pourries


Là où Deadfall Adventures se gaufre totalement, c'est au niveau de ses énigmes. Là, on se la joue Indiana Jones et la Dernière Croisade. A l'aide du carnet de votre grand-père, vous allez devoir résoudre des énigmes.

Et il y a beaucoup d'énigmes, cela représente bien la moitié des huit heures que demande le jeu pour le terminer.

Un peu trop d'énigmes à mon goût, surtout que je me suis pris la tête sur nombre d'entre elles. Non pas qu'elles étaient trop difficiles, c'est juste que je ne savais pas quoi en foutre, ce que l'on pouvait attendre de moi.


Les personnages se mettent alors à donner leur indice moisi en boucle, et on essaie de comprendre ce que ces putains de développeurs ont imaginé. Le level design est complètement à la ramasse. C'est tout sauf maîtrisé et cela ne donne qu'une envie : passer cette putain d'énigme inutile pour continuer l'aventure. Le souci c'est qu'une nouvelle arrive trop rapidement...

Deadfall Adventures sur Steam Deck


Le jeu est mentionné comme jouable, mais il fonctionne parfaitement bien. Le jeu est pensé pour pouvoir être utilisé à la manette, ce qui est commode. Il n'y a que la lecture du carnet d'énigmes qui peut être un peu trop petite, et vu les indices pourris qu'il propose, c'est une double frustration.











Bof

Deadfall Adventures

Tout dans Deadfall Adventures est moyen. On reprend des trucs dans un peu tout ce qui marche, mais ça pue le manque de maîtrise à plein nez, au point de saper la motivation pour continuer.

La note : 2/6 (Bof)