Chroniqué par Nicolas Gilles
Un lapin avec un poing géant pour faire péter un sacré paquet de dents. Un chouette metroidvania.Metroidvania anthropomorphe
FIST : Forged In Shadow Torch est développé par TiGames, un studio chinois. C'est leur deuxième titre, après un jeu en VR en 2017. Il sort en 2021 sur PC et PS4/5, en 2022 sur Switch et en 2023 sur Xbox.
Dans ce metroidvania, vous incarnez Rayton, un lapin anthropomorphe ancien pilote de la Résistance, se nourrissant des nouilles de son pote Urso (un ours). Tout cela se déroule dans la ville de Torch City, qui vivait paisiblement avant que les Iron Dogs, des chiens robotisés, ne prennent le pouvoir.

Le scénario est assez intéressant pour un metroidvania, il y a vraiment de quoi tenir en haleine, avec un lore assez profond. Il y est question de combat contre l'oppression, la trahison et le totalitarisme. Des sujets assez intéressant pour un studio basé en Chine.
Les personnages sont charismatiques : notre lapin grincheux a la classe, tout comme Miss Q, une énigmatique chatte.
Un déroulement classique, mais solide
Pas de grosses surprises dans le déroulement : c'est du metroidvania pur. On évolue dans des niveaux qui nous bloquent régulièrement, et on se débloque grâce à de nouvelles aptitudes et pas mal d'aller-retours.

En revanche, on se fait plaisir à la rétine. Là où beaucoup de jeux du genre jouent la carte du retro, FIST : Forged In Shadow Torch fait le pari d'une réalisation léchée en 2,5D. Les décors fourmillent de détails et le tout reste très lisible. Le son est également aux petits oignons, renforçant l'ambiance crasseuse du titre, souvent qualifiée de dieselpunk (le steampunk étant certainement trop propre).
La patte de FIST, comme son nom l'indique, c'est le poing. De préférence dans la gueule des adversaires, façon Chuck Norris. Au gré de notre progression, on débloque de nouvelles aptitudes. Un arbre de compétences permet par ailleurs de renforcer nos trois armes principales. On démarre avec un gros point, on débloque rapidement une foreuse, puis enfin un fouet électrique.
Le côté beat'em all est vraiment bien foutu et se fait de plus en plus aérien au fil de notre progression, avec notamment pas mal de dash. Reste que maîtriser ce gameplay fondé sur l'alternance de coups faibles et forts ne sera pas forcément évident. On croise régulièrement des boss constituant des murs de difficulté, ce qui est pour moi le mauvais côté des metroidvania.

Il faut une bonne douzaine d'heures pour en voir le bout, et on ne les regrette pas. Ce que FIST perd en originalité, il le gagne en rythme et en nervosité.










