On n'y croyait plus. Pourtant, il est là, toujours aussi ubuesque.

Enfin la suite


Le premier épisode de Psychonauts est sorti seize ans plus tôt, en 2005. Putain, seize ans. À l'époque, le jeu, dirigé par Tim Schafer et ses équipes de Double Fine, avait marqué les joueurs passionnés.

Oui, juste les joueurs passionnés, le commun des mortels ne connaissant même pas l'existence de ce titre. Et c'est bien dommage, car il sortait des sentiers battus. Enfin, il les retournait, en faisait un lapin en forme de ballons gonflables et vous balançait dedans. Ou un truc du genre.


Alors quand on voit sortir un deuxième épisode auquel on ne croyait plus, on lance tout ça, histoire de voir si c'est toujours aussi barré.

Spoiler alert : ça l'est.

Une suite ou pas une suite ?


Pas facile de reprendre le fil de l'histoire, d'autant que la série s'est également tapé un épisode en VR, et que ce deuxième opus prend place grosso modo à la fin de cet épisode VR.


On y incarne donc toujours le petit Razputin Aquilo, doté de pouvoirs psycho. Orn vous êtes issu d'une famille de circassiens qui ne voient pas cela d'un très bon œil.

Une vidéo récapitulative des événements précédents vous permet de vous (re)mettre en tête les événements. Et si vous ne les avez pas joués, ce n'est pas forcément un grand problème, dans le sens où 16 ans plus tard, je n'avais plus grand chose en tête, même si des bribes me revenaient progressivement.

Toujours aussi barré


Vous intégrez un camp d'entraînement de psychonautes, en tant que stagiaire. Vous allez donc intégrer une équipe d'agents secrets, avec des rencontres toutes plus barrées les unes que les autres.


Et forcément, comme dans le précédent épisode, vous allez devoir plonger dans l'esprit (souvent dérangé) de nombreux personnages, qui correspondent à autant de niveaux.

Et là, c'est l'occasion de toutes les occasions ! Il n'y a pas de limites, ça part dans tous les sens, mais c'est toujours solide et cohérent en termes de level design. Et c'est très fort. C'est un régal que de découvrir toutes les bizarreries qui peuvent nous être balancées sous les yeux.

Très vite, on récupère plein de pouvoirs psy : porter des choses, les lancer, tirer, voler, brûler ; autant de capacités qu'il va falloir utiliser pour pouvoir trouver les nombreux secrets du jeu ou encore tout simplement progresser dans l'aventure principale. Et c'est un délice de chercher tout ça, car la carotte de faire monter son expérience et donc ses aptitudes en récupérant tous ces bonus fonctionne toujours aussi bien. Et de ce côté là, c'est très classique (pour une fois).


De la plateforme action barrée


Le monde mis en place est peut-être totalement barré, les scènes sont certainement jamais vues ailleurs, mais Psychonauts 2 reste un pur jeu vidéo... Et c'est peut-être ça qui m'a le moins plu (masi tout est relatif).

C'est assez déstabilisant, car Psychonauts ne nous prend pas trop par la main dans tout ce que l'on doit faire. On est donc assez régulièrement perdu, ce qui crée régulièrement une frustration : putain, je sais quoi faire, mais je ne sais pas comment. Et même parfois du "heu, c'est où la carrière ? Parce que là car, quand même, elle n'est pas très claire".

À cela s'ajoute une difficulté que je trouve inutile pour ce que le jeu peut proposer. Perdre contre un boss, ok, mais merde, je veux surtout voir la suite et constater l'étendue des dégâts quand l'imagination de Tim Schafer nous pond un truc aussi à l'ouest qu'un nouvel épisode de Psychonauts !


À cela s'ajoute l'absence de version française. Tout est sous-titré. Et comme ça cause vraiment énormément, cela nuit à l'immersion.

Je comprends bien que tout le monde ne sera pas d'accord avec moi, mais il faut savoir que Psychonauts 2 n'est pas un jeu pour touriste, il faut y consacrer du temps, et malgré un côté loufoque assumé, il demande une certaine rigueur sous peine de devoir recommencer trop souvent.

D'ailleurs, il faut une quinzaine d'heures pour terminer l'aventure, ce qui est plutôt long pour un jeu de ce genre. Et on ne va pas parler du rythme de l'aventure, c'est tellement le bordel que l'on ne peut plus décemment parler de rythme...



Excellent !

Psychonauts 2

Psychonauts 2 est excellent, mais il demande d'arriver à plonger dedans tant il est barré.

La note : 5/6 (Excellent !)