Un joli petit hommage à Zelda.

Un jeu obscur à l'influence affirmée


Prodigal est un titre assez obscur, développé par Colorgrave, un studio américain fondé par Joseph Hughes en 2019 et qui ne compte que quelques personnes dans son équipe. Prodigal est leur premier jeu, sorti en 2020 exclusivement sur PC via Steam, ce qui explique qu'il ne soit pas plus connu que cela.

Il faut dire aussi qu'il est exclusivement en anglais, qu'un Zelda-like, ça parle quand même pas mal, et que le niveau de langue est un poil plus relevé que la moyenne.


Je viens de le dire, Prodigal est un jeu à la Zelda. Mais un vieux Zelda, ceux de la Super Nintendo ou de la Game Boy, Zelda III ou Link's Awakening.

Mais arrêtons là la comparaison, aussi bien en termes de qualité qu'en termes de fond. Car Prodigal n'a pas l'intention de révolutionner son genre, il se positionne plus comme un hommage.

Hommage un poil brouillon


L'univers à traverser est déjà beaucoup plus réduit. En gros, tout se déroule dans le village et ses alentours. Vous revenez du Sud, visiblement après avoir fait une grosse connerie, ce qui explique les réactions diverses des villageois lors de votre retour.


Le scénario a le mérite d'exister, mais ce n'est pas ça qui va vous donner envie de continuer. En revanche, l'exploration, elle, est solide. Le jeu fourmille de trucs à découvrir. Pas vraiment de quêtes annexes, mais une exploration libre qui va vous accorder de nouveaux pouvoirs et autres items bien utiles pour continuer l'aventure.

Cela s'intègre parfaitement à l'aventure principale qui consiste à découvrir où aller, puis à se farcir le donjon. Là, le jeu oscille entre Zelda classique et puzzle, les énigmes étant légion. En gros, il faut résoudre le problème pour pouvoir ouvrir la porte. C'est sympathique, mais peut-être un peu lassant à la longue.

De même, il n'y a pas énormément de différences d'un donjon à l'autre. On sent bien le petit budget, heureusement rattrapé par un amour du genre qui suinte de chaque pixel.


La difficulté est plutôt bien dosée, et terminer l'aventure, en se baladant et en découvrant des choses, vous demandera environ cinq à six heures.

Un Zelda jeu de rencontre ? Ou pas.


Prodigal promet également une partie simulation de rencontres. Alors certes, vous allez pouvoir rencontrer des demoiselles (et uniquement des demoiselles, tant pis pour votre orientation sexuelle ou votre sexe) dont l'une va se marier avec vous à la fin du jeu. Point, c'est tout, rien de plus. Circulez, y a rien à voir. Donc là, on nous a vendu du rêve.

Un détail, mais c'est un argument marketing bien mis en vente dans la fiche du jeu. Donc de ce côté, n'attendez pas les relations d'un Persona.









Sympathique

Prodigal

Prodigal fait ce que l'on attend de lui : un ersatz de Zelda qui sait proposer une aventure qui se démarque assez de chez Nintendo pour se faire plaisir sans avoir un désagréable côté déjà-vu.

La note : 3/6 (Sympathique)