Chroniqué par Nicolas Gilles
Après le remaster de la première trilogie, place aux trois épisodes suivants.La trilogie suivante... pas aussi culte
Un an après le remaster de la première trilogie de Tomb Raider, sortie entre 1996 et 1998, Aspyr revient pour nous proposer les trois épisodes suivants, sortis entre 1999 et 2003.
Et si les trois premiers ont une place de choix dans le cœur des vieux cons de gamers, ce n'est pas du tout le cas des trois épisodes qui nous intéressent ici. Au contraire, ils représentent plutôt l'essorage de la série.

On passera rapidement sur le remaster en lui-même, puisque la recette est la même. Elle était déjà excellente dans le précédent opus, avec un bouton pour passer entre les graphismes de l'époque à ceux remis à jour. C'est toujours aussi bien foutu, de même que pour la maniabilité revue et corrigée. Cela reste rigide, mais c'est tout de même bien mieux.
Enfin, ces remasters se basant sur la version PC, on peut sauvegarder quand on le souhaite. Une aubaine vu la difficulté des jeux et leur côté die and retry.
Cerise sur le gâteau, les versions françaises sont présentes.

La suite des aventures de Lara Croft
Dans Tomb Raider IV : la Révélation Finale, Lara part sur la piste du Dieu Seth, qu'elle libère accidentellement. Malgré elle, elle accomplit une vieille prophétie. L'occasion pour elle d'une aventure où elle fera preuve d'un peu plus d'introspection.
Pour le joueur, c'est surtout une aventure beaucoup trop longue et monotone. Le fait de se trouver tout le temps en Égypte tranche avec le côté voyage des autres épisodes.
Tomb Raider Chronicles se présente comme une rétrospective de Lara Croft. Et pour cause : dans l'épisode précédent, elle est portée disparue. Lara, morte ?!? Ici, on nous présente des flashbacks proposant des petites histoires isolées. Le côté recyclage est toujours trop présent, mais au moins, les environnements et situations sont bien plus variés.

Tomb Raider l'Ange des Ténèbres marque l'arrivée de la belle aventurière sur la nouvelle génération de consoles, la Playstation 2. Lara, accusée du meurtre de son ancien mentor Werner Von Croy, devient une fugitive et mène l’enquête pour comprendre un complot plus vaste.
C'est le vilain petit canard de la série, celui qui montre l'overdose des joueurs, et certainement des développeurs. Pourtant, dans cette trilogie, c'est celui sur lequel j'ai passé le plus de temps. Mon overdose de Tomb Raider est passée depuis bien longtemps. J'ai donc pu m'y atteler avec un œil neuf et pas blasé. Et finalement, malgré des mécaniques qui frottent un peu sur les bords, l'ambiance plus sombre et le côté fugitif de Lara m'ont donné envie de progresser dans l'aventure.
C'est aussi à ça que sert un remaster : à découvrir un ancien jeu avec un œil neuf. Et rien que pour ça, cette trilogie vaut le coup.












