Un metroidvania classique, mais très efficace, et qui propose un vrai scénario, ce qui n'est pas si courant.

Un metroidvania avec un vrai scénario


Gestalt Steam and Cinder est le premier jeu du studio américain Metamorphosis Games. On parle d'un développement qui aurait duré sept ans.

Le jeu sort en 2024 uniquement sur PC.


Visuellement, Gestalt est fait de pixel art super bien animé et splendide comme tout. Les environnements sont variés et bénéficient tous d'une direction artistique particulièrement léchée.

Vous incarnez Aletheia, une mercenaire pas forcément très sociable. Vous démarrez sous la cité de Canaan, une cité où la vapeur est reine. Cela donne à l'ensemble un petit côté steampunk très bien foutu.

On apprend rapidement qu'une catastrophe ancienne a presque rayé l'humanité de la carte, et que les derniers survivants se sont regroupés autour de Canaan. En tant que mercenaire, vous ne désirez pas vous mêler de ce merdier politique, mais il va forcément vous rattraper.


Faute d'être particulièrement original, le scénario de Gestalt est agréable à suivre. Surtout, contrairement à beaucoup de jeux du genre, j'ai eu envie de connaitre le fin mot de l'histoire.

Un gameplay classique


Une fois en jeu, Gestalt se présente comme un metroidvania aussi classique qu'efficace.

Les combats se font principalement à l'épée, mais vous disposez assez rapidement d'un flingue, dont les munitions magiques sont très limitées. L'action est avant tout basée sur des roulades et des esquives. Cela donne un peu de variété et fonctionne super bien.


Les allers-retours sont nombreux, mais cela fait partie du plaisir de l'exploration.

Surtout que l'on récupère régulièrement de nouvelles aptitudes qui nous permettent de progresser. À cela s'ajoutent le gain d'expérience à chaque personnage flingué et l'équipement qui nous permet d'améliorer nos stats. On a alors tout ce qu'il faut pour faire carburer la méthode addictive du bon metroivania.

Au niveau de la carte, on sort un peu de l'ordinaire : elle n'affiche que les salles et leurs embranchements. C'est donc beaucoup plus sommaire que ce à quoi on est habitués. Mais cela souligne le côté exploration, car on se dit : "hum, je veux aller par là, mais comment faire ?". Et de chercher.


On ne se contente ainsi plus d'aller au bout de chaque couloir de la carte, mais plutôt de tenter d'atteindre les connexions d'une salle à une autre.

Le level design se base là-dessus et, surtout dans les derniers niveaux, cela fait des merveilles.

Ce qui est un peu moins cool, c'est qu'il est assez avare dans l'explication de ses mécaniques : j'ai par exemple mis un certain temps à découvrir comment obtenir plus de fioles me permettant de remonter ma santé, tout comme j'ai mis pas mal de temps à comprendre à quoi servaient les orbes rouges.


Le scénario avant le challenge


L'approche de Gestalt me convient parfaitement. Les développeurs ont souhaité mettre l'histoire au centre du jeu, là où beaucoup de développeurs de metroidvania placent le challenge.

Il en résulte un jeu accessible, à la difficulté assez basse, mais correcte à mes yeux. Certains pourront le juger trop facile, mais ce n'est absolument pas mon cas. A la fin, on roule sur le jeu, mais c'est scénaristiquement totalement plausible.

Il m'a fallu une bonne douzaine d'heures pour en voir le bout, sans temps morts, mais en prenant le temps de bien monter mes niveaux et de faire la plupart des quêtes annexes.









Excellent !

Gestalt Steam and Cinder

Gestalt Steam and Cinder est un excellent metroidvania. Axé sur le scénario, il propose un gameplay classique mais efficace. Un vrai plaisir.

La note : 5/6 (Excellent !)