Chroniqué par Nicolas Gilles
Un jeu où il faut faire des trous. Plein. Profond.Un classique du jeu indépendant
La série Steamworld fait maintenant partie du paysage des jeux indépendants. Pourtant, les Suédois de chez Image & Form ne sont pas nouveaux quand Steamworld Dig pointe le bout de ses pixels. L'entreprise a commencé dans les années 2000 dans le milieu du web, pour se spécialiser dans les jeux ludo-éducatifs. L'univers de Steamworld naîtra en 2010, mais connaitra sa consécration en 2013 avec le jeu qui nous intéresse ici.
Steamworld Dig sort en 2013 sur 3DS et PC, en 2014 sur PS Vita, PS4 et Wii U, en 2015 sur Xbox, en 2018 sur Switch et même en 2020 sur Stadia !

Toi, tu creuses
Dans la vie, il y a peut-être deux sortes de personnes, mais dans Steamworld Dig, il n'y a pas d'humains, juste des robots. L'ambiance est western au possible, avec des éléments steampunk.
Le scénario est sommaire, mais suffisant : vous incarnez Rusty, un jeune robot qui a hérité de la mine de son oncle, qu'il n'a jamais connu. Il arrive dans le minuscule village de Tumbleton et fait la connaissance des quelques personnes sur place... principalement des marchands.
L'idée est donc simple : creuser. D'abord pour ramener du minerai, qui, une fois vendu, nous rapporte de l'argent qui nous permet d'améliorer notre équipement (à commencer par notre pioche) et nos capacités. Un petit côté metroidvania qui fonctionne à merveille et ne donne qu'une envie : repartir pour une cession de fouille.

On creuse de plus en plus bas. On améliore de plus en plus ses affaires. On se demande jusqu'où on va bien pouvoir creuser, mais ça, je vous en laisse la surprise, de même que je vous laisse le plaisir de découvrir les différentes upgrades dont vous pouvez bénéficier.
Parfaitement calibré
La durée de vie est parfaitement dosée : il faut entre quatre et six heures pour en voir le bout. L'action est redondante au possible, mais également très addictive. Il est idéalement fait pour des petites cessions : on creuse, on remonte le butin, et on fait une pause. Ou peut-être une petite ensuite... et une autre... et une autre.
Les galeries que vous tracez restent là, toujours ! C'est votre mine, et elle n'est pas réinitialisée à chaque descente ! Si vous mourrez, votre butin reste dans un sac que vous pouvez retrouver par la suite si vous revenez au même endroit.

Simple et addictif, Steamworld Dig a connu le succès qu'il méritait. Il faut dire aussi qu'à l'époque des eShop de la 3DS et de la WiiU, les jeux indés n'étaient pas pléthore comme ils peuvent l'être par la suite sur Switch. Alors quand on trouve une pépite, cela se voit plus facilement, ce qui explique également en partie son succès bien mérité.









