Le premier tenait du génie, mais était tellement pété que j'avais peur de lancer ce nouvel opus.

Une suite en arrière


Deadly Premonition est un jeu à part. Sorti en 2010 sur Xbox et PS3, il a rapidement acquit un statut de jeu culte. Mais un jeu culte qui ne se laisse pas aisément approcher. Et pour cause : il est pété de partout. Sa réalisation est totalement à la ramasse, mais son scénario et son ambiance nous emmènent loin, très loin.

Du coup, c'est un peu à double tranchant : soit on adore, soit on déteste... Mais entre les deux, votre cœur va sacrément balancer.


Enfin, ça, c'était pour le premier épisode. Avec ce deuxième opus sous-titré A Blessing in Disguise, on est sur quelque chose de pété, de techniquement à la ramasse, mais dont les mécaniques sont beaucoup plus fluides, rendant l'aventure bien plus accessible durant les quelque quinze heures que demande le voyage.

Aussi, ce n'est pas une suite, il ne faudrait pas non plus que la série fasse comme tout le monde ! Reste qu'avoir joué au premier me semble tout de même indispensable. C'est déjà bien assez complexe à comprendre comme ça.

Le jeu sort en 2020 exclusivement sur Switch, puis est adapté sur PC en 2022.


David Lynch, si tu nous écoutes...


Ce qui avait marqué le premier épisode, c'était le côté Twin Peaks, avec une ambiance lynchienne qui a ravi tous les amateurs de jeu vidéo érigé au rang d'objet artistique.

Mais Deadly Premonition, ce n'est pas non plus que ça : on peut y voir également un côté what the fuck totalement assumé qui fait que, au contraire, le jeu ne se prend pas au sérieux. On est loin d'un truc arty et pédant, mais plutôt dans le trip pété, assumé et qui n'en a rien à foutre.

On retrouve donc notre agent du FBI Francis York Morgan et ses monologues incessants avec son autre lui, Zack, durant sa première enquête. Greenvale n'est pas encore là, ici c'est la Louisiane. Une jeune fille a été retrouvée morte, mutilée, et vous allez partir enquêter.


L'occasion de missions courtes et souvent bien barrées scénaristiquement parlant, tout en restant parfaitement classiques dans leur gameplay.

Beaucoup plus facile à suivre


L'ensemble est beaucoup plus facile à suivre, même si cela reste très barré. Il n'y a plus de mécaniques de jeu qui viennent tellement nous emmerder que l'on a envie de jeter la manette à la gueule de Swery et ses développeurs de chez Toybox.

Par exemple, on peut maintenant se déplacer en skate, voir même en taxi ! On doit régulièrement dépenser de l'argent, dormir et même se nourrir, mais c'est tellement anecdotique qu'on s'en serait passé sans problème.


Au niveau des phases de jeu, c'est du très basique, avec une difficulté très basse. Et c'est tant mieux, parce que c'est nul : imprécis, répétitif au possible et pas vraiment fun, sans non plus être totalement ennuyeux.

Ce qui nous tient, c'est ce scénario, cette écriture si particulière qui fait que le jeu reste dans la tête longtemps après que l'on a éteint la console.













Bon jeu

Deadly Premonition 2

Deadly Premonition 2 est techniquement à la ramasse, mais c'est une marque de fabrique. Le reste est bien là : l'écriture, l'ambiance. Le tout rendu beaucoup plus accessible par des mécaniques bien moins casse-couilles.

La note : 4/6 (Bon jeu)