Chroniqué par Nicolas Gilles
Si Skyrim avait été développé par les Monthy Pythons, cela aurait donné Sir Whoopass, mais en mieux.Grosses conneries
Sir Whoopass suinte l'humour anglais par tous ses pixels. Et pas n'importe quel humour : un humour qui pue le nonsens et n'a pas peur du ridicule. On pense immédiatement aux Monthy Pythons tendance Sacré Graal.
Il est pourtant développé par un studio suédois basé à Kramfors, Atomic Elbow. C'est le deuxième jeu du studio, après Switchball, qui a connu une première version en 2007 et une version retouchée en 2021.

Le début de l'aventure pose le ton totalement décalé de l'aventure. Vous vous réveillez dans des geôles moisies, typiques d'un action RPG à l'américaine. Sauf que rien ne va : pendant que le grand méchant de l'histoire est en train de jouer à son mini-golf personnel, un goblin fashion victim fait exploser votre porte.
On découvre alors que pour reprendre de la vie, il faut niquer un nain de jardin, qui explose dans une gerbe de sang.
Pour la suite, je vous laisse le plaisir de la découverte, mais le jeu fourmille de conneries un peu partout.

Côté réalisation, on sent le jeu à petit budget. L'ambition est simple : nous faire marrer, point barre. Le jeu est donc techniquement moyen, sans jamais être totalement honteux. Mais on voit régulièrement les bouts de ficelles.
En revanche, c'est au niveau du gameplay que ça fini par piquer un peu.
De l'action typique
Une fois manette en main, on dispose de trois types d'armes : l'épée pour une attaque légère, la masse pour les attaques lourdes et la baguette pour les attaques à distance.

En ville, qui sert de hub central, vous pourrez acheter de nouvelles armes chez le forgeron. Ces dernières ne sont utilisables qu'à partir d'un certain niveau d'expérience. Car forcément, vous montez en niveau régulièrement.
La précision n'est pas de mise, c'est plutôt moyen, mais on finit par s'y faire. J'ai pardonné pas mal de trucs au jeu, car j'ai aimé son humour débile et j'avais hâte de voir quelles conneries les développeurs allaient bien pouvoir imaginer.
Mais ça fini tout de même pas être pesant ce gameplay bancal un peu pété et, surtout, bien trop redondant. Tout y passe : des leviers à actionner dans le bon ordre aux caisses à débloquer et à placer sur le bouton pour ouvrir la grille. On a même des scènes de mémory à la Simon !

Un level design ultra classique et redondant
Sir Whoopass est drôle, il ne se prend pas la tête, mais régulièrement, il va vous prendre la tête.
Passé le plaisir de la découverte, le jeu retombe salement à plat. En gros, il faut aller se coltiner des donjons, toujours plutôt identiques les uns par rapport aux autres (on est dans des châteaux quoi, avec beaucoup de pierres partout, on appelle ça des murs).
Le souci, c'est que ces donjons sont tous plutôt sur le même modèle. Forcément, il y a quelques petits puzzles qui changent, mais ces derniers sont tellement classiques et déjà-vu partout que l'on sent bien que les développeurs, malgré leur humour que j'adore, manquent cruellement d'expérience.

Il faut une dizaine d'heures pour en voir le bout, et c'est quasiment la moitié de trop, la deuxième partie de l'aventure tournant clairement en rond.








