Chroniqué par Nicolas Gilles
Pour moi qui n'aime pas Pikmin, Tinykin a été une révélation !Tinykin : Pikmin mais en mieux
J'entendais beaucoup de bien de Tinykin, mais ce côté Pikmin avait tendance à me rebuter. Car Pikmin fait partie de ces jeux que tout le monde adore, mais auxquels je n'accroche pas : c'est lent, c'est chiant, bref, je m'emmerde comme un rat mort quand j'y joue.
Et je dois reconnaître que son statut de "Pikmin en mieux" colle parfaitement bien à Tinykin, j'ai adoré. Le jeu lisse tout ce qui m'ennuie dans Pikmin et ajouter également pas mal d'autres ingrédients qui en font un jeu à part entière, et pas juste un plagiat.

En fait, il m'a donné envie de me remettre à Pikmin, alors que chaque épisode m'était tombé des mains.
Après Splasher, Tinykin est le deuxième jeu développé par Splashteam, un studio français basé à Montpellier. Il est disponible sur PC, XBox, PS4, PS5 et Switch. Partout quoi.
Plongé dans les années 90
Vous incarnez Milodane, un scientifique de la planète Aegis, c'est-à-dire là où l'humanité a migré après avoir foutu en l'air la Terre. En cherchant une nouvelle galaxie, il se fait téléporter et miniaturiser pour finalement atterrir dans une maison des années 90.

Pour sortir de là, vous allez devoir construire un appareil pour retourner dans votre dimension. Pour ce faire, il vous faudra mettre la main sur six pièces, qui correspondent à autant de niveaux à traverser.
Le scénario de Tinykin n'est peut-être qu'un prétexte, mais il est à l'image de l'ensemble du titre : sympathique au possible, et surtout parfaitement bien pensé, si bien que l'on prend plaisir à suivre les dialogues très bien écrits.
Immédiatement, on tombe sous le charme de cette direction artistique qui rappelle Micro-Machines et nous fait découvrir différentes pièces de la maison qui correspondent à autant d'univers.

La maniabilité est particulièrement excellente : Milodane répond parfaitement bien. Il peut sauter, et surtout voler quelques instants à l'aide d'une bulle de savon. Au gré de votre progression, vous pourrez acquérir d'autres bulles de savon qui vous permettront de planer plus loin.
Tout le sel de Tinykin, ce sont les bidules qui vous viennent en aide, les fameux tinykins. Ils sont de différentes couleurs, correspondant à leurs aptitudes : porter des trucs, en exploser d'autres, vous construire une échelle, etc.
Leur utilisation est totalement intuitive et on n'est jamais perdu, malgré les niveaux assez grands.

Le royaume de l'exploration
Le but est donc simple : trouver les œufs de tinykins pour les faire exploser et faire en sorte qu'ils vous suivent. Récupérer de l'or - ou plutôt de la matière première pour faire un nectar qui vous permettra de créer de nouvelles bulles de savon.
Comme dans Pikmin, vous devez utiliser les tinys pour progresser. Ici, le concept a été très simplifié, ce qui permet de profiter de l'essence même du concept sans se prendre la tête. Le résultat est fun, et évite les temps morts et la lenteur de l'original de Nintendo.
Tinkykin est totalement addictif : moi qui aime l'exploration, j'ai été servi. On prend un plaisir énorme à explorer méthodiquement chaque centimètre de chaque pièce.

À cela s'ajoutent tout plein de références très variées et assez fines pour nous tirer un joli sourire.
Au final, j'ai passé entre sept et huit heures afin d'en voir le bout. Et j'aurais bien aimé un ou deux niveaux en plus tant j'ai adoré.
Tinykin sur Steam Deck
Le jeu est mentionné comme compatible, et c'est vraiment le cas. Avec les réglages à fond, le jeu reste toujours totalement fluide, tant au niveau de l'excellente profondeur de vue que pour le nombre parfois énorme de personnages affichés à l'écran.








