Chroniqué par Nicolas Gilles
Harry continue ses aventures sur la portable de Nintendo, et change encore de style.Rétrospective
Pour cette quatrième incartade sur Game Boy Advance, le sorcier balafré abandonne le style RPG du précédent épisode pour reprendre le côté action / aventure que l'on a vu dans les deux premiers épisodes sur le support.
Et pour cause, le studio aux commandes change encore. Pour Le Prisionnier d'Azkaban, c'était Griptonite, déjà aux commandes des deux adaptations à la sauce RPG Harry Potter à l'école des sorciers et Harry Potter et la Chambre des Secrets sortis sur Game Boy Color.

Le studio qui s'occupe de la Coupe de Feu, c'est Magic Pocket, à qui l'on doit pas mal d'adaptations GBA comme Road Rash: Jailbreak, Baldur's Gate: Dark Alliance ou encore Ghost Rider. Oui, pas forcément des trucs qui mettent en confiance.
Ce n'est d'ailleurs pas leur première incartade dans le monde du sorcier puisqu'ils avaient déjà commis Harry Potter et la coupe du monde de Quidditch, toujours sur GBA.
Retour à l'action / aventure
Fini le côté RPG du précédent épisode. À nouveau, Harry combat en temps réel, tout en suivant le scénario du film.

Cette fois, vous avez vos potes avec vous : Hermione Granger et Ron Weasley. La gâchette droite vous permet de faire appel à eux pour lancer des sorts concentrés. Cela vous permet notamment de déplacer des pierres beaucoup plus grosses grâce à votre sort de lévitation.
Vous pouvez même choisir qui vous allez incarner au début de chaque niveau, vous permettant de varier les aptitudes (force / résistance). Le truc, c'est que les deux autres vont régulièrement se bloquer dans le décor, rendant certains passages assez irritants.
On retrouve d'ailleurs les sorts que l'on connait bien dans les films et les livres. Toutefois, les développeurs ont énormément simplifié les choses : si dans les précédents épisodes, il fallait sélectionner son sort, ici on n'a que deux boutons, les sorts se sélectionnant automatiquement.

Non seulement ce n'est pas hyper clair, mais en plus c'est tellement limité que le fait de découvrir une nouvelle formule ne fait ni chaud ni froid.
C'est bien longuet
Le gros problème de Harry Potter et la Coupe de Feu, c'est que chaque niveau tire en longueur. J'ai souvent eu la sale impression que les niveaux étaient deux fois trop longs tant ils étaient redondants.
Les mécaniques sont un peu toujours les mêmes : les pseudo-énigmes consistant à pousser des blocs ou trouver un interrupteur sont un peu toujours les mêmes et les niveaux se suivent et se ressemblent un peu trop.












