Le deuxième épisode de la série Metro, en version retouchée pour coller aux nouvelles générations. Même après près de 10 ans, ça tient encore bien la route.

Un trou dans ma ludothèque


Hum, parfois, je ne me comprends pas. Ou le truc plein de trous qui me sert de mémoire ne m'a pas servi à grand-chose.

Dans tous les cas, je n'ai pas fait Metro Last Light lors de sa sortie, alors que j'adore cette série, le premier Metro 2033, sorti en 2010 sur Xbox 360 et PC (oui, pas sur Playstation 3) m'ayant laissé un super souvenir.


Last Light est le deuxième épisode, sorti sur PC, Xbox 360 et PS3 en 2013.

Suivra Metro Exodus, bien plus tard, en 2019, sur PS4, Xbox One et PC, puis sur PS5 en 2021.

C'est quoi cette version Redux ?


Metro 2033 et Metro Last Light vont connaître une version Redux, tous les deux en 2014.


Ces versions, de Metro 2033 comme de Metro Last Light, proposent des versions remastered des jeux, avec de meilleurs graphismes, plus adaptés à la nouvelle génération de consoles de l'époque et à des PC plus puissants, avec un rendu graphique plus agréable.

Les jeux incluent également les DLC parus.

Artyom strike back


Passons au jeu en lui-même. C'est la suite directe de Metro 2033. Mais cela ne tombait pas forcément sous le sens.


Metro 2033 est d'abord un livre écrit par Dmitri Gloukhovski, qui connait une suite, nommée Metro 2034 qui conte des aventures dans une autre ville. Ici, le studio 4A Games a préféré une suite directe où l'on trouve Artyom et les couloirs du métro de Moscou.

Il est donc fortement recommandé de jouer au premier épisode sous peine de rater pas mal de choses, d'autant que Metro Last Light est clairement un FPS axé sur le scénario et sur le narratif, tout en proposant son lot de phases de baston à grands coups de flingues.

On retrouve les souterrains du métro Russe après la catastrophe nucléaire. L'humanité continue de tenter de survivre dans ce merdier, avec les moyens du bord. On trouve plusieurs factions, des neutres, mais également des fachos du Reich, des communistes (pas forcément plus recommandables) et votre faction à vous, Artyom.


L'aventure commence donc juste après ce qu'il s'est passé à la fin du jeu précédent... C'est-à-dire un gros truc dont je vous laisse la surprise si vous n'avez pas joué au premier.

Ce second épisode creuse dans cette optique, mais propose surtout, tout comme le précédent, un périple au cœur des couloirs du métro.

En immersion


Le scénario est bon, on se plait à suivre les aventures de notre héros et ce qu'il va bien pouvoir se passer dans ce monde tout bancal.


D'ailleurs, le scénario et les dialogues sont écrits par Dmitri Gloukhovski lui-même, ce qui est un gage de qualité. Le jeu est traduit intégralement en français, dans le doublage comme dans les sous-titres, ce qui renforce clairement l'immersion pour nous autres petits français.

FPS double face


Metro Last Light propose des phases de shoot de deux façons radicalement différentes.

D'un côté, contre les factions humaines, il est conseillé de se la jouer discret. Les silencieux et la lunette à distance que vous pouvez installer sur les différents flingues à récupérer et customiser seront donc très pratiques.


De l'autre, vous avez les monstres qui pullulent dans certaines zones du métro et, surtout, à la surface. Et là, on ne fait plus dans la dentelle ou dans le camouflage : il faut rentrer dans le lard de la manière la plus frontale qui soit.

Le ressenti est radicalement différent d'une phase à l'autre, et j'ai une très nette préférence pour les premières, beaucoup plus fines. Dans les autres, la dextérité et la difficulté augmentent en flèche, notamment lors de combats contre des boss qui vous feront utiliser beaucoup de vos précieuses munitions.

Dans tous les cas, Metro Last Light propose une superbe aventure, ultra immersive, avec un scénario qui tient la route et des phases de jeux assez variées pour nous tenir le temps de la grosse dizaine d'heures que demande le jeu.


Après, les années ont passé. Les 30 niveaux qui composent le jeu sont généralement assez courts par rapport aux habitudes de 2023, mais cela ne m'a posé aucun problème. C'est certes un peu dirigiste et scripté, mais c'est fait avec finesse. Et finalement, cela fait du bien de suivre une aventure où l'on ne se pète pas la tête à chaque choix à effectuer.

Metro Last Light sur Steam Deck


Le jeu est noté comme pleinement compatible avec la console portable. Et je n'ai rien noté qui soit gênant. Du coup, il faut foncer, le jeu est excellent !



Excellent !

Metro Last Light Redux

Metro Last Light Redux propose la version ultime du deuxième épisode de la série. C'est joli à regarder, et on retrouve cette chouette aventure au scénario sympa et au monde mis en place si caractéristique. Bref, foncez.

La note : 5/6 (Excellent !)