Chroniqué par Nicolas Gilles
Un metroidvania avec une souris en pixel art, c'est plutôt attirant non ? Manette en mains, ça l'est beaucoup moins.Parfait inconnu
Micetopia est développé par Ninja Rabbit Studio. Un studio si obscur que je ne trouve pas grand-chose dessus en retournant le net. Pas forcément super bon signe ça.
Et quand on joue au jeu, on se retrouve avec quelque chose de tellement classique qu'il en devient presque immédiatement oubliable.

Sauvez le village !
On reste dans le classique : vous incarnez Rich, une petite souris qui va devoir partir dans les cavernes pour sauver les habitants qui s'y sont tous retrouvés coincés.
En remerciement, ils vous donneront des armes ou vous apprendront de nouvelles aptitudes. Et bien entendu, tout ceci va vous permettre d'accéder à de nouvelles parties de ces grottes labyrinthiques.
Car Micetopia est un metroidvania.

Pixel art
Graphiquement, c'est plutôt joli. Il faut dire qu'une petite souris, c'est toujours mignon tout plein, non ?
Le jeu est assez court, il n'y a que trois univers à traverser. L'ensemble vous prendra entre 4 et 5 heures de jeu, le jeu vous reposant énormément sur le die and retry.
En gros, vous progressez dans les niveaux et, quand vous perdez tous vos cœurs, vous vous retrouvez au village. Heureusement, vous gardez tout votre inventaire et vos items.

Par chance, à certains endroits, vous trouvez des warp zones qui vous permettent de mettre en place des checks points pour revenir à certains endroits dans les niveaux. Cela vous évite d'avoir à tout recommencer à partir du village.
Toutefois, ces points de contrôle sont très rares, et vous aurez donc beaucoup de chemin à faire.
Le syndrome Opinel
Le gameplay de Micetopia est classique, mais efficace : on saute, on tape, et un peu plus tard, on récupère un arc.

Le souci, c'est que notre épée n'en est pas une : c'est le syndrome Opinel, où nos attaques se font tellement au corps à corps qu'il n'est pas rare de se faire toucher par les adversaires. Et forcément, beaucoup d'adversaires ont des allonges plus grandes que vous, ce qui crée un déséquilibre frustrant.
Sans parler de ces saloperies de chauves-souris ou de ces connards de crapauds qui sautent et que l'on peine à toucher sans se faire avoir tant notre allonge est microscopique.
Ce n'est pas que le jeu soit difficile (les combats contre les boss sont très simplistes), c'est juste que la multiplication des adversaires fait que l'on commet des erreurs à la con, nous forçant à faire tours en boucle entre le check point et notre destination.

Un leveling laborieux
Comme souvent dans ce genre de jeu, on peut améliorer son personnage. À chaque adversaire occis, on récupère des boules vertes que l'on peut échanger au village contre des améliorations de votre arme (qui est plus puissante mais reste un putain de canif minuscule) ou des améliorations de santé.
Le truc, c'est qu'il faut des centaines de pastilles vertes pour profiter de la moindre amélioration. Quand on sait que les adversaires en laissent une à deux, voir pas du tout, on imagine le côté laborieux des améliorations.
C'est quand même un comble pour un jeu dont la durée de vie n'est que de quelques heures.
Le jeu est vendu 5 € sur l'eShop de la Nintendo Switch, hors promo. Ce n'est pas cher, mais ce n'est pas non plus une raison pour proposer un jeu bancal.






