Un Castlevania indépendant, mais sans la licence.

Castlevania sans le nom


Au départ, il y a une game jam, la Lost Cartridge Jam. Le principe est simple : en 72 heures, il faut recréer un classique qui pourrait avoir été une cartouche perdue. Le développeur Elvies propose alors Castlevania : Memoirs of the Abyss Divine. Le jeu ne sera jamais terminé pour des raisons évidentes de droits.

Mais pour autant, Elvies ne laisse pas tomber et enchaîne sur Nyghtmare : The Ninth King pour donner vie à quelque chose de plus fini et qu'il pourrait officiellement vendre et distribuer.


Le développement se fait à nouveau sur GB Studio, qui prouve que l'outil a bien évolué et permet de faire autre chose que des jeux d'aventure en vue de dessus. Tant mieux !

Le jeu sort en support cartouche pour la Game Boy en 2022.

Efficace, mais pas parfait


Dès les premières minutes, on savoure : la maniabilité est excellente, notre personnage répond parfaitement bien. Un bouton permet d'utiliser le fouet, l'autre permet de sauter. En appuyant sur bas, on peut faire un dash, mais il est également possible de l'utiliser en appuyant sur Select.


Au début du jeu, on choisit parmi deux personnages, un homme (Blizz) et une femme (Aryn). Leur nombre de vies, de points de vie est différent. Aryn a plus de points de vie, mais ne peut faire un dash qu'au sol, là où Blizz est plus faible mais peut faire des dash en l'air.

Le level design est dans les grandes lignes d'un Castelvania classique, époque 8 bits, et tout particulièrement les épisodes Game Boy.

La difficulté est moyenne durant les niveaux, avec quelques déséquilibres, comme par exemple les points d'accroche de certains niveaux où il faut utiliser son fouet pour rebondir, mais dont le fonctionnement est énervant car hasardeux.


Ce qui m'a plombé le plaisir, ce sont les boss. Il y en a un dans chacun des six niveaux. Ce sont de purs sacs à PV, et comme leur barre de vie n'est pas visible, c'est assez frustrant de ne pas savoir où l'on en est. De plus, les combats sont assez longs. Les patterns sont simples, mais il faut de bons réflexes (ce qui n'est pas mon cas) et beaucoup de patience pour ne pas se louper (ce qui n'est pas non plus mon cas).

Du coup, c'est dommage, cela entâche salement mon expérience de jeu. Mais je ne doute pas que des personnes appréciant plus la difficulté se feront plaisir avec ce Nyghtmare.



Sympathique

Nyghtmare : The Ninth King

Nyghtmare : The Ninth King est un bon jeu, plombé selon moi par des combats de boss trop longs et trop difficiles.

La note : 3/6 (Sympathique)