Chroniqué par Nicolas Gilles
Une suite toujours aussi géniale.Une suite directe
Sorti en 2016, le premier épisode d'Oxenfree, développé par Night School Studio, avait marqué le monde des jeux narratifs par sa qualité. En 2021, le studio est racheté par Netflix, et le deuxième épisode sort deux ans plus tard sur tout ce qui peut afficher des pixels : PC, PS4, PS5, Switch et mobiles. Mais pas Xbox.
L'action de Oxenfree II Lost Signals se déroule cinq ans plus tard, mais avec d'autres protagonistes. Fini les jeunes ados. Ici, on est suit des adultes. Riley, trentenaire bien blasée, revient dans sa ville natale de Camena et trouve un petit boulot de nuit sur l'île d’Edwards, où elle va faire équipe avec Jacob qui, lui, n'est jamais parti.

Rapidement, vous allez découvrir que des failles temporelles peuvent s'ouvrir... mais pourquoi ? A vous de le découvrir.
Il n'est pas vraiment nécessaire d'avoir joué au premier opus pour profiter de cette suite. On sent bien que le jeu a été pensé pour être joué de façon autonome... mais on passerait à côté de tellement de choses, cela serait carrément dommage. Selon moi, il est donc important d'avoir joué au premier avant d'envisager cet épisode.
Les mêmes ingrédients
On retrouve immédiatement l'ambiance si particulière du premier épisode. La recette reste la même. Visuellement, c'est toujours aussi typé, reconnaissable, et magnifique. Même chose pour les musiques, qui contribuent à cette ambiance si particulière.

On va donc se balader sur cette île et chercher à poser des antennes radio. Dit comme ça, ce n'est pas sexy. Pourtant ça l'est, tant le tout est intéressant. Car ce n'est pas vraiment la destination qui importe, mais plutôt le voyage. Merde, si je me mets à philosopher, c'est bien qu'Oxenfree II est une pépite, non ?
Le gameplay reste très simple, bien qu'un peu plus riche que le précédent. On a ce talkie-walkie qui nous permet de discuter avec différentes personnes, ainsi que la radio, qui permet d'influencer les failles.
Et entre temps, on se balade.

Ballade narrative
Ce qui faisait la marque du premier épisode, c'étaient ses bavardages incessants. Ben oui, quand on est en groupe, on marche, mais on cause pendant que l'on marche. Dans le jeu d'origine, c'était pareil. Et c'est la même chose dans ce nouvel épisode.
On passe donc son temps d'aller à un point A à un point B. Classique. Sauf qu'ici, les dialogues suivent les sentiments des personnages à l'écran. Souvent légers, ils peuvent devenir sérieux, chacun venant à se livrer à l'autre.
Et tout s'entremêle, pour raconter l'histoire du jeu, mais également de ses protagonistes. Parce que ce n'est pas forcément ultra évident à suivre, tant la narration se fait de différentes manières. En cela, le jeu est plus complexe, mieux écrit, encore plus maîtrisé.

Il faut cinq à six heures pour en voir le bout, ce qui correspond à mes yeux au format idéal pour le genre.









