Le même, mais en mieux.

Le même, mais en mieux


Le premier épisode de Pandemonium a marqué tous les joueurs qui s'y sont essayés à l'époque. En proposant l'un des premiers - si ce n'est LE premier - jeux à proposer un gameplay 2D dans un environnement 3D, il donnera donnera plus tard naissance à un genre à part entière : la 2,5D. Mais à l'époque, on n'en est pas là.

Il faut attendre seulement une année pour voir la suite sortir, toujours avec Toys For Bob au développement et Crystal Dynamics à l'édition.


Et là, la 2,5D prend tout son sens. C'est bien simple : Pandemonium 2, c'est Pandemonium en mieux, avec des développeurs qui prennent plus de risques et tentent plus de choses, vu que la recette du premier avait déjà bien plu.

Nikki et Fargus : le retour


On retrouve Nikki et Fargus, pour une recette qui reste la même, mais en version plus affinée. La Comète des Infinies Possibilités passe au-dessus du monde de Lyr tous les 300 ans. Nikki veut la voler, tout simplement, parce que c'est plus simple. Fargus fait tout cramer tandis que Sid, le bâton magique de Fargus, veut juste s'affranchir de ce dernier pour se rapprocher de la jolie Nikki. Au passage, cette dernière est rendue beaucoup plus sexy, certainement pour jouer la carte du marketing un poil racoleur.

En gros, dans un jeu classique, c'est le grand méchant qui veut dominer l'univers. Eh bien dans Pandemonium 2, c'est l'ensemble des protagonistes !


Bref, une belle bande de bras cassés pour un scénario aussi débile qu'inutile, mais qui illustre bien l'esprit du jeu.

Cet esprit, on le retrouve dans la réalisation : c'est psychédélique au possible ! On reste dans un monde fantasy, mais ici les couleurs sont beaucoup plus flashy que dans le premier épisode. Souvent un peu trop même, mais on va dire que c'est le charme du jeu, non ?

Un jeu de plateforme psychédélique


La réalisation est un cran au-dessus, c'est plus détaillée, mais également bien plus chatoyant.


On retrouve avec plaisir ce côté gameplay 2D dans un écrin 3D. Mais si actuellement c'est un plaisir, à l'époque, cela a été énormément critiqué ! Souvenons-nous qu'à l'époque, on ne jurait que par la 3D. Cette 3D qui a si mal vieilli sur Playstation !

On lui a donc reproché de ne pas être totalement en 3D. Mais du coup, on se retrouve avec un jeu qui joue avec la caméra, sans jamais avoir les fameux problèmes de placements qu'avaient à l'époque les jeux avec déplacements en 3D.

Cela permet aussi quelques exubérances visuelles qui s'ajustent parfaitement avec le gameplay. Un gameplay qui a d'ailleurs été assoupli. On notera avec plaisir que le double saut de Nikki est beaucoup plus permissif, rendant le personnage une fois de plus beaucoup plus simple à manier que Fargus qui, lui, n'a toujours pas de double saut, mais peut frapper ses adversaires.









Culte, indispensable !

Pandemonium 2

Pandemonium 2 pousse l'expérimentation un peu plus loin pour proposer un jeu encore meilleur. Quelle tristesse de ne jamais avoir eu de troisième épisode !

La note : 6/6 (Culte, indispensable !)