Une légende, comme l'un des épisodes récents le soulignera. Mais une sacrée légende.

Une star... du passé


Rayman fait partie de ces jeux de plateformes qui ont marqué toute une génération... et qui continue de marquer les joueurs. En effet, plusieurs dizaines d'années après sa sortie, le jeu reste un modèle du jeu de plateformes.

Rayman est imaginé par Fréderic Houde et Michel Ancel, et le succès de cet épisode donnera lieu à une série qui va compter pas mal d'épisodes, pour finalement se faire voler la vedette par les Lapins Crétins... et malheureusement tomber un peu dans l'oubli... Tout comme Ancel, un temps créateur star d'Ubisoft puis rattrapé par le management toxique qui sévissait au sein de l'entreprise à l'époque.


Le jeu est d'abord développé sur Atari Jaguar pour rapidement sortir dans une version agrémentée de séquences vidéos sur Playstation première du nom, le tout en 1995. C'est là qu'il connaitra le succès et touchera réellement le grand public.

Dans le royaume de la Croisée des Rêves, le Grand Protoon gère l'équilibre du monde. Alors quand le vilain méchant de service, Mister Dark, s'empare de son énergie, c'est le bordel : des monstres viennent pourrir tout partout.

Et qui peut sauver tout ça ? Rayman, le désormais légendaire personnage à la mèche folle qui n'a pas de bras ni de jambes. Des points, des chaussures, mais rien entre le bide et les extrémités. Remarquez, pour lancer ses poings, c'est plutôt pratique.


C'est joli, mais ça te pète les dents


Le plus gros défaut de Rayman ? Sa difficulté d'empaffé. C'est ultra ardu : la moindre erreur se traduit par la perte d'une vie et un retour impitoyable au dernier check point.

Une difficulté d'un autre temps d'autant plus frustrante que Rayman, sans jamais proposer d'innovations incroyables, propose des gameplays et des mises en situations tellement variées et rafraichissantes que c'est un crève cœur de ne pas pouvoir vraiment en profiter.

Une fois la manette en mains, c'est simple car évolutif. Au départ on ne peut que sauter, puis on peut lancer son poing pour affronter ses adversaires, ensuite on peut s'accrocher aux corniches, etc. Régulièrement, on a des phases différentes, avec même du shoot'em up, donnant lieu à des gameplays différents.


Les six mondes traversés sont tous magnifiques. Chacun enchaîne plusieurs niveaux pour un résultat très linéaire, typique d'un jeu de plateformes de l'époque.

Mais pas si linéaire que ça, car terminer un niveau n'est pas forcément suffisant. Il faut également délivrer les looms, ces petites bestioles si mignonnes. Elles sont planquées un peu partout dans les niveaux, et si vous désirez toutes les sauver, la difficulté devient carrément dantesque !

Avec le recul et les techniques plus modernes d'accès au retro-gaming, on peut utiliser les save states, qui permettent de profiter un peu plus facilement de ce petit bijou plein de piquants.







Culte, indispensable !

Rayman

Rayman a une aura mythique. Et l'essayer, c'est découvrir un jeu magnifique, old school à souhait, et réellement inoubliable.

La note : 6/6 (Culte, indispensable !)