Un super jeu, précurseur d'un genre qui sera popularisé bien des années plus tard : le 2,5D.

Coucou la 2,5D !


Il y a des jeux comme ça, qui devraient avoir marqué une époque. Mais dont finalement pratiquement personne ne se souvient, en dehors des vieux cons passionnés qui lisent ces lignes (oui toi, et moi bien entendu). Ou pas d'ailleurs.

En 1996, Toys for Bob n'est pas un studio très connu. Ils sont basés à Novato, en Californie. Plus tard, ils donneront vie à pas mal d'épisodes de Skylanders ainsi que sur des remasters de Crash Bandicoot et des Spyro.


En revanche, Crystal Dynamics, avec Gex, est bien plus connu, mais c'est l'éditeur, pas le développeur.

Coucou la 2,5D !


En 1996, on ne jure plus que par la 3D. Et sur Playstation (pronocez Plaistachionne s'il vous plait, pour vous remettre dans le bain de l'époque), il faut avouer que c'est assez moche. La plupart des jeux ont très mal vieilli, sans parler des gameplay qui semblent tout droit sortis de l'âge de Pierre.

Pandemonium! tente de réconcilier le meilleur des deux mondes, en proposant un gameplay que l'on nommera, bien des années plus tard, de la 2,5D. Comprenez par là que malgré une réalisation entièrement en 3D, le gameplay, lui, est exclusivement en 2D : vous avancez vers la gauche ou vers la droite, mais jamais en profondeur.


Toutefois, cela permet de jouer sur les perspectives et donner quelques petits effets impossibles à rendre avec des pixels classiques. Le résultat en met plein les mirettes, et on n'a jamais de problème de caméras qui déconnent leur race comme c'est bien trop souvent le cas à partir du milieu des années 1990.

Deux salles, deux ambiances


On passe sur le scénario, prétexte à une séquence en animation qui a foutrement vieilli, pour nous attarder sur les deux héros, Nikki et Fargus.

La première est ma préférée, car elle dispose d'un double saut, bien pratique pour éviter les trous qui pullulent dans Pandemonium! On reste dans un jeu de plateforme, hein. Toutefois, le double saut demande une habitude certaine, car il ne se déclenche que lorsque l'on est au plus haut de notre saut. Il faut donc adopter ce timing précis, un peu rigide.


Fargus, lui, ne peut pas faire de double saut, mais il peut faire des roues qui déciment les adversaires, là où il est également possible de leur sauter dessus. Reste que jouer avec lui est plus difficile.

Chacun choisira donc rapidement son préféré, sachant que certains niveaux sont bien plus pratiques avec l'une ou avec l'autre.

Chatoyant


Graphiquement, c'est super chatoyant. La direction artistique n'est pas vraiment cohérente, et en cela Pandemonium! nous renvoie aux jeux de plateforme des années 80, qui mettaient en avant un gameplay avant de planter un univers.


Mais ici, l'univers est super coloré, avec des décors de fonds souvent très chouettes, surtout pour l'époque. C'est un plaisir pour les yeux et encore aujourd'hui, c'est parfaitement recommandable. Ce qui n'est pas une mince affaire pour un jeu Playstation première du nom.

Même chose pour la musique, qui me reste en tête même des années plus tard, avec son petit côté festif et décalé.



Excellent !

Pandemonium!

Pandemonium! est une petite perle du jeu de plateforme, l'un des premiers, si ce n'est le premier, à avoir posé le gameplay du 2,5D.

La note : 5/6 (Excellent !)