Chroniqué par Nicolas Gilles
Un dinosaure sur un skateboard. On est bien dans les années 90.Un remake Game Boy
Radical Rex est développé par le studio Beam Software, a qui on doit pas mal d'adaptations de licences ou des portages, ainsi que quelques jeux originaux comme Nightshade sur NES ou le légendaire Choplifter II sur Game Boy.
C'est la suite, ou plutôt le portage, d'un jeu Game Boy nommé Baby T-Rex, déjà développé par Beam Software et sorti l'année précédente, en 1993. Le gap graphique étant énorme, le jeu a été rebaptisé Radical Rex.

Sauver le monde des dinosaures
Dans Radical Rex, vous incarnez un dinosaure, mais pas n'importe lequel : celui qui doit sauver le monde des dinosaures.
Si vous n'êtes pas créationniste et avez un minimum de culture scientifique, vous savez que c'est un échec cuisant. Mais bon, on est dans les années 90, à l'époque où Denver Le Dernier Dinosaure saute d'aventure en aventure dans un monde contemporain. Donc la réalité, on s'en bat un peu les couilles.
C'est un jeu de plateformes des années 90, donc on branche sa manette et part pour une dizaine de niveaux sans trop se poser de questions sur l'histoire.

De la plateforme classique
Dès le premier niveau, on trouve directement face à nous un skateboard. On monte dessus et l'action se met à speeder, un peu comme dans Sonic. C'est court, mais intense, car on perd assez rapidement son skate pour finir à pied.
On découvre alors que l'on peut sauter, avec un saut très custom en fonction du temps d'appuis sur le bouton. Cela donne un ressenti assez approximatif dont il est difficile de se départir tout au long du jeu, d'autant que la difficulté ne relève pas de la partie de campagne.
En plus du saut, vous pouvez cracher du feu. Un dernier bouton permet de mettre une mandale. Mais attention, on n'est pas dans un beat'em up. Souvent, il faudra commencer par cracher du feu deux ou trois fois pour que l'adversaire change de couleur. À ce moment-là, une baffe permettra de l'éliminer.

Cela pète un peu le rythme, surtout pour les vieux cons habitués à la plateforme comme moi, pour qui sauter sur la gueule du vilain d'en face est un classique. Ici, cela ne sert qu'à faire baisser votre barre de vie.
Des levels bonus réussis
Si vous récupérez assez d'œufs dans le niveau, vous bénéficiez d'un level bonus. Le gameplay change alors, pour prendre la forme d'un mix entre Bomberman et Sokoban : en vue du dessus, vous devez pousser des blocs afin de tracer votre chemin et récupérer l'intégralité des œufs du tableau.
C'est très sympathique, et cela pourrait même donner lieu à un puzzle game à part entière.
On repart ensuite pour le niveau suivant, à nouveau en mode plateforme, à nouveau avec des phases de skate trop courtes et cette maniabilité un peu trop freestyle pour un résultat certes sympathique, mais beaucoup trop classique.







